27.02.2008

Manche Nature dépose un recours contre le PLU de Donville

Manche Nature dépose un recours contre le PLU de Donville

L'association Manche Nature a déposé un recours contre le plan local d'urbanisme (PLU) de Donville-les-Bains. Raison principale de ce recours : la zone regroupant le bowling et le camping de Donville ne respecterait pas la loi littoral. En attendant le jugement, le PLU de Donville tel que voté en décembre dernier reste en vigueur.

Ce recours pourrait indirectement entraîner un retard dans le projet d'installation de la thalassothérapie Prévithal à Donville. L'établissement, aujourd'hui à Granville, doit déménager pour construire un nouveau bâtiment en bord de mer, précisément sur la zone mise en cause par le recours de Manche Nature. L'adoption du PLU de Donville, qui prévoit l'installation de la thalassothérapie près de la plage de Donville, était une condition essentielle pour que la thalassothérapie Prévithal vienne dans la cité balnéaire.

site "Ouest-France"

Tourisme : quels filons le futur maire doit-il exploiter ?

Actualité Granville

mercredi 27 février 2008

 
Tourisme : quels filons le futur maire doit-il exploiter ?

Questions de campagne. Le cadre de Granville est naturellement attractif. Mais le prochain maire ne devra pas rester les bras croisés, s'il veut attirer et faire revenir les touristes.

(sur le site OF) 

26.02.2008

listes à ST PAIR sur Mer (site OF)

Saint-Pair-sur-Mer
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Nous vous présentons les candidats aux élections municipales de votre commune. Sont affichés les listes et les candidats dont nous avons actuellement connaissance. Si des listes sont modifiées, si de nouvelles candidatures apparaissent, ces informations seront mises en ligne dès que nous le pourrons.
François Heurguier
François Heurguier
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Michel Davy
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Albert Noury

listes à COUTANCES (site OF)

Coutances
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Etienne Savary
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Yves Lamy
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listes à DONVILLE LES BAINS (site OF)

Municipales 2008 Retour accueil dossier

Donville-les-Bains
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Guy Hollman
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Jean-Paul Launay
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Rolland Lecuir
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Patricia Lebrun

Granville : un canton qui a tant d'atouts à saisir

Granville : un canton qui a tant d'atouts à saisir

Carnet de campagne. Le canton de Granville est porté par la manne touristique mais il ne doit pas délaisser d'autres pans de l'économie.

Le cadre. Le canton de Granville rassemble sept communes : Granville, Saint-Pair-sur-Mer, Donville-les-Bains, Jullouville, Saint-Planchers, Yquelon et Saint-Aubin-des-Préaux. La population s'élève à près de 25 000 habitants. A peu de chose près, le périmètre du canton correspondant parfaitement à celui de la communauté de communes du pays granvillais (à l'exception d'Anctoville-sur-Boscq, commune rattachée au canton de Bréhal). Avec près de 13 000 habitants, le chef-lieu du canton est loin devant ses voisins de Saint-Pair (3700) ou Donville (3400). Situé à une vingtaine de minutes (dans le meilleur des cas) de l'autoroute A 84, le canton est à égale distance des deux grandes capitales régionales : il faut 1 h 15 pour rallier le centre de Caen et de Rennes, un peu plus de trois quarts d'heure pour la préfecture de Saint-Lô et toujours 1 h 30 pour rejoindre Cherbourg...

Les forces. Grâce à son cadre naturel exceptionnel, notamment une façade maritime qui baigne les quatre plus grosses communes, le canton est très attractif. Granville reste une locomotive touristique et n'est pas seulement tributaire de sa proximité avec le Mont-Saint-Michel. Le port de plaisance, les liaisons maritimes vers l'archipel Chausey et les îles anglo-normandes, le centre régional de nautisme, le centre de thalassothérapie, les casinos de Granville et Saint-Pair, la haute-ville historique de Granville ou encore les plages sont autant d'atouts. Chaque année, le carnaval et le festival des Sorties de bain attirent des dizaines de milliers de visiteurs. D'autres événements se greffent petit à petit (exemple : le festival Toute la mer sur un plateau). Sur le plan économique, des zones d'activités se sont développées : le Prétôt à Granville (bientôt complète), le Croissant à Saint-Pair, La Lande et le Taillais (à réaliser) à Yquelon. Saint-Pair accueille aussi une pépinière d'entreprises, un atelier relais.

Les faiblesses. Pas facile de s'installer à Granville, Saint-Pair, Donville ou même Jullouville. Le prix de l'immobilier est très élevé. Même à Saint-Planchers, commune rurale, les prix ont grimpé. Alors les jeunes ménages et les familles n'hésitent pas à franchir les frontières cantonales en lorgnant vers Sartilly, La Haye-Pesnel ou Cérences. Comment faire pour les retenir ? En terme d'infrastructures, et malgré sa taille, Granville et son canton ne sont pas encore connectés à une voie rapide. Pour rejoindre l'autoroute, il faut rouler au minimum pendant 20 minutes sur une route départementale... s'il n'y a pas de tracteurs. Si Granville a la chance d'avoir une gare SNCF et une voie ferrée qui la relie directement à la capitale, les nombreux retards ou pannes régulièrement relevés font désordre. De nouvelles automotrices et l'électrification de la voie sont attendues. Sur le plan économique, le canton et ses voisins, membres du pays de la baie du Mont Saint-Michel, n'ont pas encore réussi à s'entendre pour créer un syndicat mixte à vocation économique qui permettrait de créer des zones d'activités supra-communautaires. Objectif ; attirer des entreprises ayant besoin de grandes superficies d'implantation. Enfin, le canton n'offre pas encore la capacité d'accueil suffisante (notamment au niveau hôtelier) pour répondre aux attentes des touristes mais aussi des entreprises attirées par le cadre naturel du pays granvillais : aucun séminaire d'envergure ne peut y être accueilli.

Les perspectives. Le projet de développement portuaire (114 millions d'euros) est le plus gros dossier du prochain élu. Un dossier porté par le conseil général de la Manche, soutenu par la mairie de Granville, la chambre de commerce et les utilisateurs des ports de Granville (commerce, pêche, plaisance, trafic passager). Présenté à la population granvillais à l'occasion des huit réunions de débat public entre septembre et novembre 2006, adopté en session plénière du conseil général, le projet est maintenant entre les mains de cabinets de cabinets d'études pluridisciplinaires (architectes, urbanistes, paysagistes, etc...). Le dossier retenu doit être désigné dans les prochains mois. Le calendrier prévisionnel donne le début des travaux en 2010-2011 (s'il n'y a aucun recours) pour une durée de deux à trois ans. Autre gros projet qui sortira de terre d'ici la fin du mandat du prochain conseiller général : celui de la voie express entre Granville et Avranches, pour « brancher » le canton à l'autoroute A 84. Le tracé est arrêté depuis trois ans. Les travaux doivent débuter en 2010 pour trois années de chantier.

Résultats des élections de 2001. Daniel Caruhel, sous l'étiquette du Parti socialiste, remporte l'élection avec 62, 26 % des voix face à Jean-Claude Lécossais (RPR), battu sèchement avec 37, 74 % des voix. Jean-Claude Lécossais siégeait au conseil général de la Manche depuis 1982.

Candidats en lice. Yann Alary, 46 ans, cheminot, membre du Parti communiste ; Anne-Marie Berlemont, 55 ans, avocate, membre de l'UMP, conseillère municipale à Granville ; Denis Féret, 46 ans, traiteur, sans étiquette politique ; François Heurguier, 51 ans, cadre à la Caisse d'allocation familiale de la Manche, secrétaire du parti socialiste granvillais, conseiller municipal à Saint-Pair-sur-Mer ; Jean-Marc Julienne, 46 ans, quincaillier, apparenté centriste, maire adjoint à Granville ; Roger Nicault, 66 ans, maire adjoint à Granville.

site Ouest-France

25.02.2008

Un affichage sauvage bien tenu en laisse

Un affichage sauvage bien tenu en laisse

L'affichage, sujet sensible, est pris très au sérieux par les équipes de campagne.

Exemple à Granville, où certaines affiches ont fleuri sur les murs.

Le collage des affiches, c'est une affaire carrée. Dans les équipes en lice pour les municipales à Granville, pas de place à l'improvisation. Du moins, c'est ce que les candidats déclarent.

« Je souhaite qu'il n'y ait pas de dérapage et j'ai donné des consignes concernant l'affichage dès le début de la campagne à l'automne », indique André Juin, qui conduit la liste « Granville 2008 à gauche ». Même chose pour la liste « Granville un autre regard », menée par le conseiller général Daniel Caruhel : « L'affichage est bien organisé, ce sont des membres de l'équipe qui s'en occupent. » « Tout est très bien organisé, nous savons qui fait quoi, on maîtrise nos troupes », note Dominique Baudry, de la liste « Granville demain ».

« On sait qui fait quoi »

Voilà une organisation quasi-militaire, sauf que...

À trois semaines des élections, la campagne pas encore officiellement ouverte, des affiches de la liste Granville demain ont fleuri aux quatre coins de la cité, déclenchant une petite polémique.

« C'est le beau temps, s'amuse Dominique Baudry. Plus sérieusement, rien n'est laissé au hasard, on assume. » « On sait qui fait quoi, nous pouvons commander l'arrêt de l'affichage ou son lancement comme on veut. Nous avons des équipes dites « de proximité » », renchérit Jean-Marie Wojylac, de la liste « Granville demain ».

Les trois listes en lice à Granville l'assurent : juré, craché, ils n'ont fait et ne feront pas d'affichage en dehors des emplacements autorisés. Soit les panneaux d'affichage libre et ceux destinés aux élections. « Je doute de l'efficacité de nombreuses affiches, note André Juin. Et trop d'affichage sauvage dégrade l'espace urbain. » « Je me rappelle les années 80, on en collait partout. Mais pour cette campagne, nous limiterons l'affichage, assure Daniel Caruhel. Un des axes de notre programme est le développement durable. » Ou quand le non collage d'affiches devient une stratégie.

Guillaume TALLON.

Ouest-France

23.02.2008

ordre d'affichage des listes en lice aux municipales, dans les villes de plus de 3 500 habitants

Pour les listes, le hasard a joué aussi

Voici l'ordre d'affichage des listes en lice aux municipales, dans les villes de plus de 3 500 habitants, attribué lui aussi hier par tirage au sort. Pour l'arrondissement de Saint-Lô, ce nouveau dispositif s'est déroulé à la préfecture. Pour les trois autres arrondissements de la Manche (Avranches, Coutances et Cherbourg), le tirage au sort a eu lieu dans les sous-préfectures respectives.

Arrondissement d'Avranches. Avranches : 1) « Confiance et dynamisme », menée par Guénhaël Huet ; 2) « Avranches, agir ensemble », menée par Jean-Pierre Gouedard. Granville : 1) « Granville 2008 à gauche », menée par André Juin ; 2) « Granville demain passionnément », menée par Jean-Yves Mercier ; 3) « Granville : un autre regard », menée par Daniel Caruhel. Pontorson : 1) « Pontorson tous ensemble », menée par Patrick Larivière ; 2) « Avenir et développement de Pontorson », menée par Claude Simon. Saint-Hilaire-du-Harcouët : 1) « Union pour la défense des intérêts de Saint-Hilaire-du-Harcouët », menée par Michel Ganne ; 2) « Ensemble et autrement », menée par Gilbert Badiou. Saint-Pair-sur-Mer : 1) « Saint-Pair-Kairon, agir pour mieux vivre », menée par François Heurguier ; 2) « Notre complémentarité pour Saint-Pair-Kairon », menée par Michel Davy ; 3) « Ensemble, poursuivons l'action pour Saint-Pair-Kairon », menée par Albert Noury.

Arrondissement de Cherbourg. Bricquebec : 1) « Ensemble à gauche », menée par Sylvie Le Bail ; 2) « Bricquebec, ouverture, dynamisme », menée par Henri-Louis Védie ; 3) « Rassemblement, renouveau, réalisme », menée par Patrice Pillet. Cherbourg-Octeville : 1) « La ville pour ambition », menée par Bernard Cazeneuve ; 2) « Changements », menée Hervé Corbin ; 3) « Cherbourg-Octeville, un nouveau cap », menée par Jean Lemière. Equeurdreville-Hainneville : 1) « 2008, un souffle nouveau pour Equeurdreville-Hainneville », menée par Stéphanie Pelerbe ; 2) « Écouter pour agir et réussir ensemble », menée par Bernard Cauvin. La Glacerie : 1) « Tous unis pour la Glacerie », menée par Christian Lemarchand ; 2) « la Glacerie autrement », menée par Jean-Marie Lincheneau. Querqueville : 1) « Ensemble pour Querqueville », menée par Jean-Michel Maghe ; 2) « Un nouvel élan pour Querqueville », menée par Charles-Noël Martin. Tourlaville : 1) « Tourlaville, l'avenir ensemble », menée par André Rouxel ; 2) « Equilibre à Querqueville », menée par Jean Nolleau. Valognes : 1) « Valognes à coeur », menée par Philippe Letenneur ; 2) « Valognes, une commune en commun, une ville pour tous », menée par Jacques Coquelin ; 3) « Liste de progrès pour Valognes et les Valognais », menée par Rémi Besselièvre ; 4) « Ville verte, ville ouverte », menée par Didier Goujon.

Arrondissement de Coutances. Coutances : 1) « Demain, Coutances, c'est vous ! », menée par Etienne Savary ; 2) « Ensemble, Coutances avance », menée par Yves Lamy ; 3) « Coutances, un autre choix de vie », menée par Christiane Durchon.

Arrondissement de Saint-Lô. Agneaux : 1) « Ensemble pour Agneaux », menée par Michel Chaignon ; 2) « Agneaux, dialoguons pour agir », menée par Claude Duguey ; 3) « Avec vous pour Agneaux », menée par Alain Métral. Carentan : 1) « Une énergie nouvelle pour Carentan », menée par Nelly Ziad-Lamy ; 2) « Carentan avec vous », menée par Jean-Pierre Lhonneur ; 3) « Carentan 2008, Mieux vivre à Carentan », menée par Hervé Houel. Saint-Lô : 1) « Vive Saint-Lô ! », menée par François Digard ; 2) « Changeons d'air ! », menée par Jean-Karl Deschamps. Villedieu-les-Poëles : 1) « Villedieu-les-Poëles avenir », menée par Pierre Lechevallier ; 2) « Mieux vivre à Villedieu », menée par Daniel Macé ; 3) « Villedieu pour tous », menée par Eric Lehéricy ; 4) « Ensemble pour l'avenir de Villedieu-les-Poëles » menée par Philippe Detrez.

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22.02.2008

Combien gagnent nos élus dans les communes ?

Combien gagnent nos élus dans les communes ?

Ils seront quelque 600 élus à investir leur mairie le 16 mars prochain.

Objet de fantasme, quelle est leur rémunération (1) ? Et celle de leurs adjoints ?

Des indemnités plafonnées. Sujet tabou ? Le montant des indemnités touchées par les élus est pourtant une information publique fixée par la loi. Les revenus de nos représentants locaux sont encadrés, depuis 1992, selon le principe de l'écrêtement. En cumulant leurs différentes casquettes, un élu peut certes percevoir plusieurs indemnités de fonction (maire, président de communauté de communes, député...), sans toutefois que le total de ses indemnités dépasse 8 036 € brut par mois (chiffre de 2006).

Des indemnités au prorata du nombre d'habitants. Pour une ville de 20 000 à 49 999 habitants (cas de Cherbourg, Saint-Lô), 3 350,38 € (adjoints 1 228,47 €) ; pour une ville de 10 000 à 19 999 habitants (cas de Coutances, Granville, Avranches), 2 419,72 € (adjoints : 1 023,73 €) ; pour une ville de 3 500 à 9 999 habitants (cas de Carentan), 2 047,45 € (adjoints 818,98 €) ; pour une ville de 1 000 à 3 499 habitants (Marigny), 1 600,73 € (adjoints : 614,23 €) ; pour une commune de 500 à 999 habitants (Tirepied), 1 154,02 € (307,12 € pour un adjoint) ; pour une commune de moins de 500 habitants (Montaigu-la-Brisette) 632,85 € (245,69 € pour un adjoint).

Un habitant supplémentaire peut avoir son importance. Exemple : en tant que maire de Saint-Lô, François Digard peut prétendre à 3 350,38 € chaque mois. Ce montant prend en compte les chiffres du recensement de 1999, soit 20 090 habitants. Ceux du futur recensement, en 2009, risquent d'être revus à la baisse. En 2007, l'Insee a estimé à 19 623 le nombre de Saint-Lois. Sous la barre des 20 000, le maire de Saint-Lô perdrait quelque 10 000 € de revenus par an.

Des indemnités fixées par le conseil municipal. À la fois agent de l'État sur son territoire et agent de la commune en tant que collectivité territoriale, le maire bénéficie d'une double casquette. Mais c'est la mairie, et non l'État, qui détermine ses indemnités. Dans les trois mois suivant l'élection, un budget communal doit être voté par le conseil municipal qui fixe le montant alloué aux maires et aux adjoints. Librement mais dans la limite d'une enveloppe et de taux maximums (ceux énoncés ci-dessus), fixés par le Code général des collectivités territoriales. C'est aussi le conseil qui fixe les indemnités de représentations : à chaque fois qu'un adjoint est présent lors d'une manifestation publique, il touche une indemnité.

À noter, dans les communes de moins de 100 000 habitants, ce qui est le cas de toutes les communes de la Manche, les conseillers municipaux ne touchent aucune indemnité. Mais le conseil peut décider d'en attribuer une si elle reste dans l'enveloppe indemnitaire du maire et des adjoints. À titre d'exemple, le conseil municipal de Saint-Lô attribue ainsi un petit peu d'argent pour les conseillers municipaux délégués passant beaucoup de temps dans des réunions diverses. Chacun des 15 conseillers municipaux « de base » peut prétendre à une indemnité de 38,20 € par réunion. En 2005, le conseil municipal saint-lois avait coûté 250 000 €, soit 0,98 % du budget total de la ville.

Nadine BOURSIER.

(1) Les montants sont donnés dans l'article en brut, mensuel et représentent les indemnités maximums. Les maires peuvent ensuite choisir de ne pas en toucher la totalité.

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20.02.2008

Les familles pourront-elles s'installer à Granville ?

Les familles pourront-elles s'installer à Granville ?

Questions de campagne. En raison des prix de l'immobilier, se loger à Granville est devenu impossible pour les familles qui, parfois, s'exilent loin.

Habiter à Granville, c'est un peu comme stationner sa voiture dans le centre : difficile de trouver une place et il faut payer. Le foncier est rare, c'est quasiment la pénurie de terrains. Et l'immobilier est cher, voire très cher. Bord de mer oblige, avec la spéculation et la forte demande. Prix annoncé de futurs appartements neufs à deux pas du port : 3 000 € le m2.

Direction La Haye-Pesnel, Sartilly et Villedieu

Alors, pour bon nombre de familles modestes, ou pas, Granville est devenue inaccessible. Des signes ne trompent pas : le nombre d'enfants scolarisés dans la cité diminue. Quand celui des retraités dits « argentés » augmente dans la Monaco du Nord dont la population n'a finalement pas grand-chose à voir avec celle du Rocher.

Seule solution pour les familles, notamment les jeunes couples, les « primo accédants », prendre le large. Ils passent de la location à Granville, Yquelon ou Saint-Planchers à la propriété du côté de Sartilly, La Haye-Pesnel ou Villedieu. « On n'aurait jamais pensé venir jusque-là », témoignait à l'été 2006 une famille qui a quitté Yquelon pour acquérir une maison à Fleury, près de Villedieu. Les communes de cette « grande couronne » de Granville ont vu depuis 4 ou 5 ans leur population augmenter constamment.

750 logements au sud de Granville

Première éclaircie, peut-être : le projet urbain de Zone d'aménagement concerté (ZAC) au sud de Granville. La prochaine équipe qui sera aux commandes de la ville pilotera la réalisation de ce projet : 47 hectares et 750 logements, avec une répartition égale entre les logements individuels, logements collectifs et intermédiaires. Dans cette zone, 20 % des logements seront des logements sociaux. Le dossier est en cours : le bureau chargé des études de faisabilité a été désigné le mois dernier.

Deuxième éclaircie possible : l'adoption en septembre dernier, par le conseil de la communauté de communes, d'un projet de création de Programme local de l'habitat (PLH). « Ce programme d'une durée d'au moins six ans, défini une politique visant à répondre aux besoins en logements, à favoriser le renouvellement urbain et la mixité sociale en assurant entre les communes une répartition équilibrée et diversifiée des logements », selon la définition administrative du PLH.

Concrètement, les logements accessibles au plus grand nombre ne vont pas sortir de terre tout de suite d'un coup de PLH. La première étape de ce qui n'est pour le moment qu'un projet consiste en un diagnostic précis de l'habitat l'existant. Ceci à l'échelle de la communauté de communes.

Dans le cadre du PLH, les logements, sociaux notamment, devront être répartis sur l'ensemble de la communauté de communes. Dans un futur proche, habiter près de Granville sera peut-être envisageable. Être Granvillais restera très probablement pour beaucoup hors de portée.

Guillaume TALLON.

site Ouest-France

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