02.07.2008

Démographie dans la Manche : la ruée vers l'Ouest

Démographie dans la Manche : la ruée vers l'Ouest

La côte ouest attire la population dans la Manche. Le phénomène s'accélère. D'ici soixante-quinze ans,la Direction départementale de l'équipement estime que le nombre de logements aura doublé sur le littoral.

Complètement à l'Ouest. La carte par communes, établie par la direction départementale de l'Équipement, est très parlante. Entre 1999 et la date du dernier recensement effectué pour chacune d'entre elles (1), la Manche a connu une poussée démographique vers la côte ouest. Des villes souffrent : les agglomérations cherbourgeoise et saint-loise, ainsi qu'Avranches. Les communes périphériques en profitent : les cas de Saint-Lô et d'Avranches sont les plus frappants. Par contre, Granville et Coutances, têtes de pivot de territoires très attractifs, s'en sortent. Enfin, un territoire tout entier plonge : l'Est du Sud-Manche, de Saint-Hilaire-de-Harcouët à Sourdeval. À noter aussi que la proximité de l'A 84 ne profite pas vraiment à Torigni-sur-Vire et Villedieu-les-Poêles, toutes les deux déficitaires. À l'inverse, des communes moyennes connaissent des progressions spectaculaires. Citons par exemple Bréville-sur-Mer (+ 4,7 % par an), Gouville-sur-Mer (+ 2,4 %), Lessay (+ 2,2 %), Pirou (+ 2,4 %), Saint-Senier-sous-Avranches (+ 2,6 %)...

40 % de la population sur le littoral. Dans la Manche, le littoral représente 355 km de côtes, ce qui en fait le 5e département français après le Finistère, le Morbihan, la Corse du Sud et la Charente-Maritime. Alors qu'une commune sur six a une façade maritime (elles ne représentent que 18,6 % du territoire), ces communes accueillent près de 40 % des 489 500 habitants que compte le département. Soit une densité de 172 habitants au km² sur le littoral, alors que la moyenne du département est de 82 habitants au km².

La côte s'urbanise. La côte connaît une pression croissante de l'urbanisation. Entre 2000 et 2006, 7700 logements ont été construits dans les communes littorales, pour un total de 20 000 dans la Manche. Pour le littoral, le rythme est de 1100 logements par an sur ces sept années, et de 1 442 logements pour la seule année de 2006. « En 75 ans, le parc de logements aura doublé sur le littoral manchois, relève la DDE. Pour toute la côte ouest du département, ce résultat est beaucoup plus proche. »

On construit où ? Logiquement, les secteurs où l'on construit le plus sont les mêmes, sur la côte ouest. Mais on trouve également des villes déficitaires (en population) au classement des villes qui ont le plus commencé de logements entre 2000 et 2006. Le « top 20 » de ces communes « bâtisseuses » est le suivant : Granville (847 logements commencés), Saint-Lô (604), Saint-Pair-sur-Mer (384), La Glacerie (368), Tourlaville (352), Bréhal (360), Jullouville (260), Valognes (255), Cherbourg-Octeville (240), Barneville-Carteret (239), Agon-Coutainville (222), Coutances (198), Équeurdreville (198), Condé-sur-Vire (196), Gouville-sur-Mer (177), Carentan (172), Pontorson (171), Montmartin-sur-Mer (171), Donville-les-Bains (169), Saint-Martin-des-Champs (151), Sur le chapitre, parfois polémique, des permis de construire, la DDE note que seulement 10 % des demandes ont été refusés en 2006.

Christophe LECONTE.

(1) De 2004 à 2008. Les communes recensées cette année n'y figurent pas.

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Office du Tourisme : les rendez-vous de juillet

Office du Tourisme : les rendez-vous de juillet

Patrick Hamard, adjoint au tourisme et à la communication, Gérard Leroy, délégué à l'information et à la promotion, Marie Blanc-Juhel, Virgine Frouin, directrice de l'office et Nicolas Feret. Patrick Hamard, adjoint au tourisme et à la communication, Gérard Leroy, délégué à l'information et à la promotion, Marie Blanc-Juhel, Virgine Frouin, directrice de l'office et Nicolas Feret.

Plus tard. A Granville. La saison estivale va battre son plein dès ce week-end. D'autres rendez-vous sont déjà programmés pour les vacances.

De nombreux événements festifs et culturels vont animer les deux mois d'été : concerts, festival des Sorties de Bain, marchés nocturnes, Nuit des soudeurs, visites commentées... Un programme varié, concocté par l'office de Tourisme. « Il n'y a pas de changement radical, mais une offre étoffée cette année », commentent les élus, Patrick Hamard et Gérard Leroy.« Par exemple, pour le 14 juillet, nous avons organisé un lâcher de ballons tricolores. Il se déroulera après la cérémonie patriotique. Le soir, nous renouons avec la tradition du bal populaire qui aura lieu place Foch et sera animé par l'orchestre de Christian Durosier. »

Les marchés nocturnes, port du Hérel, sont reconduits. « Nous les avons programmés le mercredi au lieu du jeudi pour être en harmonie avec les animations des autres communes », souligne Virginie Frouin, directrice de l'office. Comme les années précédentes, ils se dérouleront en musique, de 17 h 30 à 22 h 30.

Tous les jours, le public pourra aussi partir à la découverte de la ville avec les promenades commentées. « On change d'univers, d'une promenade à l'autre », explique Virginie Frouin. Pour redécouvrir la vieille ville, les parcours Vieilles pierres et A l'abordage les enfants, visite ludique destinée aux familles avec un livret pédagogique offert aux enfants à partir de 6 ans, ont été mis en place. Le côté littoral est à découvrir avec Granville maritime et portuaire ou encore Granville balnéaire avec les plus beaux panoramas et tous les vendredis soirs et une visite nocturne du jardin Christian-Dior avec mise en lumière.

Office municipal de tourisme, 4, cours Jonville. Tél. : 02 33 91 30 19.

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Nouveau giratoire, nouvelles règles de circulation

Nouveau giratoire, nouvelles règles de circulation

Depuis lundi après-midi, le carrefour de la gare est rouvert à la circulation. Après les travaux,certaines déviations vont être pérennisées.

>> Le nouveau plan de circulation. Réagissez sur Maville.com!
Ouf ! Tout est fini dans les temps et avant le grand rush des vacanciers dans la station balnéaire. Le week-end dernier, tous les Granvillais sur le marché n'ont pu que remarquer le flot (voire le bouchon) continu sur le cours Jonville et la rue Paul-Poirier, entre 11 h 30 et 12 h 30.

La faute certainement aux travaux au niveau du rond-point de la gare mais aussi, il faut le reconnaître, à la méconnaissance du sens des panneaux de signalisation chez certains conducteurs. Mais tout ceci, c'est du passé. Le giratoire flambant neuf du carrefour de la gare est désormais rouvert à la circulation automobile depuis lundi après-midi, 15 h. Il ne reste plus qu'à finaliser l'aménagement paysager.

« L'objectif de ces travaux était d'améliorer la fluidité du trafic et d'améliorer la sécurité des usagers. Nous allons réussir l'un et l'autre », assure Yves Sévin, adjoint à l'urbanisme, pas mécontent de voir ce chantier finir en heure et en temps. « Au départ, les travaux devaient durer jusqu'au 11 juillet. Le raccourcissement du délai a été possible grâce à la demande des commerçants », n'hésite pas à dire l'élu en évoquant la polémique qui avait éclaté quand les commerçants riverains avaient découvert le projet et le calendrier en lisant leur journal. « Le temps s'y est prêté mais ce n'est pas un hasard. Si les travaux avaient eu lieu en novembre ou décembre, leur durée aurait été deux fois plus longue. Les entreprises ont, de plus, multiplié les équipes, en débutant la journée plus tôt et en finissant plus tard. Mais du coup, ça a retardé le chantier de la rue du Couvent. »

Avec la fin des travaux, la mairie a décidé de modifier le sens de circulation de certaines des rues adjacentes au giratoire de la gare (voir l'infographie ci-dessus) et de conserver certaines déviations du centre-ville. « Nous conservons la déviation de la rue Clément-Desmaisons, au moins jusqu'en septembre, en y installant un panneau indiquant la direction de Saint-Pair et d'Avranches. » Objectif : faciliter la sortie du centre-ville pour rejoindre directement le boulevard des Amiraux, sans passer par la rue Paul-Poirier et le rond-point d'Orléans. Certains conducteurs devront modifier leurs petites habitudes et surtout ne pas perdre de vue les sens interdits !



Pascal SIMON.

Ouest-France

Transport en commun : du nouveau à la rentrée

Transport en commun : du nouveau à la rentrée

Avec ce nouveau dispositif, les élus du Pays espèrent répondre aux attentes des usagers.

Horaires, arrêts et réservations téléphoniques pour un service à domicile :il y aura du nouveau dans les transports en commun à la rentrée.

Plusieurs arrêts supprimés, de longues files d'attente pour retirer sa carte de transport, un ticket au tarif exorbitant pour traverser Granville, des usagers et des parents d'élèves en colère... Pour les élus locaux, la rentrée 2007 des transports en commun sur Granville ne restera pas dans les bons souvenirs. Les choses pourraient s'améliorer à la rentrée prochaine. À moins que...

Vendredi soir, cette question était l'un des points à l'ordre du jour du conseil. Théoriquement, au terme des accords pris avec le conseil général et la communauté de communes, le service à l'usager sera amélioré et devrait coûter moins cher. Pour rappel, le conseil général a décidé en juin 2006 de créer un service public de transport de voyageurs (Maneo) et de reprendre l'année dernière la gestion directe des transports scolaires.

La problématique granvillaise résidait en l'existence d'un périmètre de transport urbain (PTU). Concrètement, les bus du conseil général assuraient le service jusqu'à la frontière de ce périmètre correspondant au territoire de Granville (sauf les quartiers de Prétôt et de Mallouet). A l'intérieur du PTU, la ville de Granville avait confié le transport à la société Véolia (VTNI). Un service payant lui aussi... Pour certains usagers, une balade dans Granville pouvait coûter très cher. « On se souvient de l'exemple de Donvillais qui devait payer 2 € pour descendre au Cour Jonville puis encore 2 € pour rejoindre l'hôpital. L'aller-retour revenait à 8 €... », a rappelé Daniel Caruhel en évoquant la colère de certains riverains de la rue de Coutances, à Donville-les-Bains.

Quelles solutions ? Supprimer le périmètre de transport urbain et créer un transport de proximité à la demande. « Au titre des lignes régulières, il y aura des adaptations pour desservir des endroits très fréquentés comme le centre-ville, la gare, l'hôpital, le quartier Saint-Nicolas et le rond-point de la Haute-Lande », explique le maire. Pour les scolaires, les horaires seront adaptés et un circuit de ramassage sera mis en place par le conseil général sur le territoire de granville.

Un coup de fil suffira

La grande nouveauté, c'est le service à la demande qui fonctionnera à partir du 1er septembre. Il consisterait à réserver par téléphone un trajet. Au jour et à l'heure dite, un véhicule viendrait chercher la personne à son domicile. Quelles en seront les modalités ? Il y aura cinq services par semaine du mardi au samedi avec horaires fixes et points d'arrêts fixes, ouvert à tous les habitants de l'intercommunalité, sans limite d'âge, ni de revenu ; la réservation (appels gratuits) devra être faite au minimum 24 h à l'avance ; les arrêts retenus sont le centre-ville, l'hôpital, le quartier Saint-Nicolas, la gare SNCF, le marché de Granville le samedi matin, le marché de Saint-Pair le jeudi, le marché de Jullouville le vendredi ; 2 € par trajet entre le domicile de l'usager et le point d'arrêt ; le service sera accessible aux personnes handicapées.

Tous les problèmes seront-ils résolus ? Si les anomalies observées l'année dernière semblent gommées, certains élus communautaires ont quand même relevé des failles : un service à la demande, à domicile, va-t-il dans le sens du développement durable et du covoiturage ? Un mineur pourra-t-il réserver et utiliser seul ce service ? Sans compter les possibles réservations fantaisistes... Réponses à la rentrée prochaine.

site Ouest-France

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