17.03.2008

La majorité perd Saint-Lô-est et Cherbourg nord-ouest

La majorité perd Saint-Lô-est et Cherbourg nord-ouest

Au second tour, deux cantons ont basculé à gauche. Le conseil général reste cependant à droite, renforcé par l'élection de l'ancien ministre UMP Philippe Bas.

Quelques jours après la tempête qui a frappé la Manche, une vague rose a touché le conseil général. Pas de quoi renverser la majorité, bien ancrée à droite. Malgré tout, plus qu'aux municipales, les cantonales permettent aux socialistes d'afficher un large sourire.

Dimanche dernier, Gérard Dieudonné avait ouvert la voie à La Haye-Pesnel. Hier soir, au second tour, le PS a récupéré deux sièges : celui de Cherbourg nord-ouest, qui échappe pour la première fois à la droite, et revient à Jean-Michel Houllegatte, « fier de rejoindre le pack d'avants des conseillers de l'agglomération » ; celui de Saint-Lô-est, aisément remporté par Christine Le Coz, qui avait loupé de peu son élection aux partielles de décembre dernier.

La majorité départementale reprend cependant un canton, celui de Granville. Elle profite de la vacance laissée par l'ancien socialiste Daniel Caruhel, qui a préféré se concentrer (avec succès) sur les municipales. La division de la gauche dans ce secteur a facilité l'élection du centriste Jean-Marc Julienne.

Philippe Bas fait son trou à Saint-Pois

Dans le Sud-Manche, un canton était observé à la loupe depuis l'Hôtel du département : à Saint-Pois, Philippe Bas a remporté son duel (52,7 %) face au candidat sans étiquette Denis Lepage. L'ancien ministre UMP, après sa défaite aux législatives de juin dernier, peut envisager son avenir politique dans la Manche, et pourquoi pas, succéder au président Jean-François Le Grand d'ici 2 ans.

Non loin de là, à Avranches, Jean Andro (sans étiquette) a confirmé son élection aux partielles d'octobre dernier, face au socialiste Thierry Pennec, qui avait tout misé sur ce scrutin, refusant de mener une liste de gauche pour la mairie. Comme dans de nombreuses villes où les municipales étaient jouées dès le 1er tour, ces cantonales ont très peu mobilisé (50,07 %).

Le Modem comptera un seul élu : le conseiller sortant Olivier Beck a remporté (49,95 %) la triangulaire qui l'opposait à un candidat communiste, et surtout au Divers droite, Sylvain Le Breton. Plus d'un, au sein de la majorité départementale, aurait vu sa victoire d'un bon oeil.

Un nouveau scrutin, plus dur que ces deux tours, attend jeudi les conseillers généraux : l'élection du président, et surtout des vice-présidents. En coulisse, la campagne a déjà recommencé.

Guillaume BALLARD.

La répartition des sièges au conseil général : UMP 12 sièges (16 avant ces élections), PS 11 (9), sans étiquette 13 (9), Divers droite 11 (13), Divers gauche 4 (4), Modem 1 (1).

site "Ouest-France"

04.03.2008

Saint-Lô-est : la campagne cachée derrière la ville

Saint-Lô-est : la campagne cachée derrière la ville

Carnet de campagne. On vote dimanche dans ce canton à cheval entre la ville et la campagne. Là où finalement l'identité cantonale passe au second plan.

Le cadre. Il porte le nom d'une ville, mais n'est pas tout à fait un canton urbain. Saint-Lô-est partage en effet son territoire entre cinq communes : la partie est de Saint-Lô, mais aussi La Barre-de-Semilly, Baudre, La Luzerne et Saint-Suzanne-sur-Vire. Dans son existence, le canton de Saint-Lô-est est aussi très jeune. Il est en effet apparu en 1982. Cette année-là, sur proposition du gouvernement et après les délibérations des collectivités dont celle du conseil général de la Manche, la scission a été officialisée. Pourquoi créer un nouveau canton ? Pour remédier aux distorsions démographiques trop importantes entre les différents cantons du département. Le canton de Saint-Lô-est compte ainsi un peu plus de 17 000 habitants. L'essentiel étant saint-lois. Les quatre autres communes totalisent, elles, 1 703 habitants. Mais ces communes rurales voient leur population grimper. Les tarifs plus faibles du foncier, et des autres charges fiscales par rapport à la ville, sont évidemment des atouts.

Les forces. Les forces économiques sont incontestablement saint-loises. C'est en effet sur le territoire de la ville que se concentrent les principales zones d'activités (Delta, la Capelle, Neptune...). Des zones où les places sont d'ailleurs devenues très chères, faute de place. Il ne reste plus guère que les grands ateliers d'Euromoteurs, libres depuis le dépôt de bilan de la société l'an dernier, capables d'accueillir de nouvelles activités. La requalification du site est d'ailleurs en cours. À noter aussi que dans l'ancien site de CEV-Sotway, une pépinière d'entreprises de haute-technologie est envisagée. Les quatre communes rurales font, elles, de leurs qualités en terme d'habitat, de cadre de vie et d'environnement, d'autres forces. Ainsi, dans toutes ces communes, le contrat d'agglomération a initié d'importantes opérations de « coeur de bourg ». Plus de 1,2 million d'euros a été injecté dans différents aménagements ces dernières années (parkings, rénovation des bourgs). La dernière phase se déroule en ce moment encore à La Barre de Semilly avec l'aménagement de la départementale entre Saint-Lô et Saint-Jean-des-Baisants. Toutes ont également vu ces dernières années l'arrivée de constructions de pavillons en grand nombre.

Les faiblesses. Victime de son nom, de sa situation, de sa démographie, de sa jeunesse, le canton de Saint-Lô-est, on le disait ci-dessus, manque d'identité et de visibilité. C'est ce qui en fait sans nul doute sa principale faiblesse aujourd'hui. Autre point plus négatif cette fois pour les petites communes, elles manquent pour beaucoup de commerces pour renforcer leur position. Mais là-encore, la proximité de la ville et de ses services incite peu leur développement. Le risque, devenir des communes dortoirs.

Les perspectives. Améliorer les liaisons entre les communes et la ville de ce canton. Les différentes opérations de rénovations des bourgs y ont contribué. Au moins pour les liaisons automobiles. La communauté de communes de l'agglomération saint-loise, à laquelle appartient le canton, mise aussi sur le développement des liaisons pour les deux roues. Ainsi, trois nouvelles pistes cyclables, à la Barre de Semilly, à Baudre, et à Saint-Lô sont prévues pour un total de 150 000 €. À Baudre, la construction de logements va encore bon train. Et enfin à Saint-Lô, l'opération de rénovation urbaine du quartier du Val Saint-Jean est en route. 223 logements doivent être déconstruits et 80 reconstruits sur site avec un grand square d'un hectare. Environ 700 logements dans ce quartier doivent aussi être réhabilités. Enfin, impossible de ne pas évoquer le projet Agglo 21. Cette « nouvelle zone d'emplois », comme le résume François Digard, président de la CCASL, est à l'étude au sud de ce canton.

Les résultats de mars 2001. Il y a sept ans, quatre candidats étaient en lice au premier tour. 61,23 % des inscrits se sont déplacés pour voter. Michel Lelandais (UDF) avait obtenu 49,12 % des suffrages, Michel Levilly (PS) 40,31 %, Gilbert Boudin (PCF) 5,87 % et Francis Moulin (FN) 4,69 %. Au second tour, 47,63 % des électeurs se sont déplacés pour voter. L'UDF Michel Lelandais l'avait emporté avec 59,64 %. Michel Levilly terminait avec 40,36 % des suffrages. Des élections cantonales partielles ont été organisées en décembre dernier pour remplacer Michel Lelandais, décédé quelques semaines plus tôt. Claude Ginard (sans étiquette) avait alors été élu.

Les candidats déclarés. Jean-Claude Marivin (Modem), 44 ans, personnel de direction dans un lycée saint-lois. Christine Le Coz (PS), 42 ans, cadre de santé. Claude Ginard (sans étiquette), 68 ans, retraité. Françoise Vindard (Lutte ouvrière), 50 ans, employée municipale.

Christian LEROSIER.

site Ouest-France

26.02.2008

Granville : un canton qui a tant d'atouts à saisir

Granville : un canton qui a tant d'atouts à saisir

Carnet de campagne. Le canton de Granville est porté par la manne touristique mais il ne doit pas délaisser d'autres pans de l'économie.

Le cadre. Le canton de Granville rassemble sept communes : Granville, Saint-Pair-sur-Mer, Donville-les-Bains, Jullouville, Saint-Planchers, Yquelon et Saint-Aubin-des-Préaux. La population s'élève à près de 25 000 habitants. A peu de chose près, le périmètre du canton correspondant parfaitement à celui de la communauté de communes du pays granvillais (à l'exception d'Anctoville-sur-Boscq, commune rattachée au canton de Bréhal). Avec près de 13 000 habitants, le chef-lieu du canton est loin devant ses voisins de Saint-Pair (3700) ou Donville (3400). Situé à une vingtaine de minutes (dans le meilleur des cas) de l'autoroute A 84, le canton est à égale distance des deux grandes capitales régionales : il faut 1 h 15 pour rallier le centre de Caen et de Rennes, un peu plus de trois quarts d'heure pour la préfecture de Saint-Lô et toujours 1 h 30 pour rejoindre Cherbourg...

Les forces. Grâce à son cadre naturel exceptionnel, notamment une façade maritime qui baigne les quatre plus grosses communes, le canton est très attractif. Granville reste une locomotive touristique et n'est pas seulement tributaire de sa proximité avec le Mont-Saint-Michel. Le port de plaisance, les liaisons maritimes vers l'archipel Chausey et les îles anglo-normandes, le centre régional de nautisme, le centre de thalassothérapie, les casinos de Granville et Saint-Pair, la haute-ville historique de Granville ou encore les plages sont autant d'atouts. Chaque année, le carnaval et le festival des Sorties de bain attirent des dizaines de milliers de visiteurs. D'autres événements se greffent petit à petit (exemple : le festival Toute la mer sur un plateau). Sur le plan économique, des zones d'activités se sont développées : le Prétôt à Granville (bientôt complète), le Croissant à Saint-Pair, La Lande et le Taillais (à réaliser) à Yquelon. Saint-Pair accueille aussi une pépinière d'entreprises, un atelier relais.

Les faiblesses. Pas facile de s'installer à Granville, Saint-Pair, Donville ou même Jullouville. Le prix de l'immobilier est très élevé. Même à Saint-Planchers, commune rurale, les prix ont grimpé. Alors les jeunes ménages et les familles n'hésitent pas à franchir les frontières cantonales en lorgnant vers Sartilly, La Haye-Pesnel ou Cérences. Comment faire pour les retenir ? En terme d'infrastructures, et malgré sa taille, Granville et son canton ne sont pas encore connectés à une voie rapide. Pour rejoindre l'autoroute, il faut rouler au minimum pendant 20 minutes sur une route départementale... s'il n'y a pas de tracteurs. Si Granville a la chance d'avoir une gare SNCF et une voie ferrée qui la relie directement à la capitale, les nombreux retards ou pannes régulièrement relevés font désordre. De nouvelles automotrices et l'électrification de la voie sont attendues. Sur le plan économique, le canton et ses voisins, membres du pays de la baie du Mont Saint-Michel, n'ont pas encore réussi à s'entendre pour créer un syndicat mixte à vocation économique qui permettrait de créer des zones d'activités supra-communautaires. Objectif ; attirer des entreprises ayant besoin de grandes superficies d'implantation. Enfin, le canton n'offre pas encore la capacité d'accueil suffisante (notamment au niveau hôtelier) pour répondre aux attentes des touristes mais aussi des entreprises attirées par le cadre naturel du pays granvillais : aucun séminaire d'envergure ne peut y être accueilli.

Les perspectives. Le projet de développement portuaire (114 millions d'euros) est le plus gros dossier du prochain élu. Un dossier porté par le conseil général de la Manche, soutenu par la mairie de Granville, la chambre de commerce et les utilisateurs des ports de Granville (commerce, pêche, plaisance, trafic passager). Présenté à la population granvillais à l'occasion des huit réunions de débat public entre septembre et novembre 2006, adopté en session plénière du conseil général, le projet est maintenant entre les mains de cabinets de cabinets d'études pluridisciplinaires (architectes, urbanistes, paysagistes, etc...). Le dossier retenu doit être désigné dans les prochains mois. Le calendrier prévisionnel donne le début des travaux en 2010-2011 (s'il n'y a aucun recours) pour une durée de deux à trois ans. Autre gros projet qui sortira de terre d'ici la fin du mandat du prochain conseiller général : celui de la voie express entre Granville et Avranches, pour « brancher » le canton à l'autoroute A 84. Le tracé est arrêté depuis trois ans. Les travaux doivent débuter en 2010 pour trois années de chantier.

Résultats des élections de 2001. Daniel Caruhel, sous l'étiquette du Parti socialiste, remporte l'élection avec 62, 26 % des voix face à Jean-Claude Lécossais (RPR), battu sèchement avec 37, 74 % des voix. Jean-Claude Lécossais siégeait au conseil général de la Manche depuis 1982.

Candidats en lice. Yann Alary, 46 ans, cheminot, membre du Parti communiste ; Anne-Marie Berlemont, 55 ans, avocate, membre de l'UMP, conseillère municipale à Granville ; Denis Féret, 46 ans, traiteur, sans étiquette politique ; François Heurguier, 51 ans, cadre à la Caisse d'allocation familiale de la Manche, secrétaire du parti socialiste granvillais, conseiller municipal à Saint-Pair-sur-Mer ; Jean-Marc Julienne, 46 ans, quincaillier, apparenté centriste, maire adjoint à Granville ; Roger Nicault, 66 ans, maire adjoint à Granville.

site Ouest-France

15.02.2008

Gérard Dieudonné, candidat dans le canton de La Haye-Pesnel

Dernière minute Granville

19:32 - jeudi 14 février 2008

Gérard Dieudonné, candidat dans le canton de La Haye-Pesnel

Gérard Dieudonné, 59 ans, enseignant, se présente aux élections cantonales à La Haye-Pesnel.
Maire de La Lucerne-d'Outremer, il avait été battu de 25 voix en 2001 par François Labarrière.
Sa suppléante est Sylvie Dehondt, 51 ans, ergothérapeute au centre de rééducation fonctionnelle Le Normandy.
 
Plus d'informations demain dans Ouest-France
 
Ouest-France
 

13.02.2008

Cantonales à Saint-Lô-est

Cantonales à Saint-Lô-est :

la socialiste Christine Le Coz repart en campagne

En décembre, lors des élections cantonales partielles dans le canton de Saint-Lô-est organisées pour remplacer Michel Lelandais, Christine Le Coz vivait son « baptême du feu ».
A 42 ans, l’infirmière, élue dans l’opposition au conseil municipal de Saint-Lô, maman de deux enfants dit sortir « renforcée » par cette première expérience.
Elle s’engage cette fois pour la bataille des cantonales des 9 et 16 mars prochains avec un suppléant, André Laurent.
 
 
( site O.F )