26.10.2007

Calendrier scolaire ...

Réactions. Une majorité de parents ne comprennent plus rien à ce sacré calendrier scolaire. D'autres sont soulagés d'être revenus à la case départ.

À Pontorson du côté de l'école, les inquiétudes liées à un calendrier scolaire rechamboulé se sont estompées. Depuis 1991 Pontorson vit à l'heure de la semaine de 4 jours, un calendrier auxquels parents et enseignants se sont habitués.

Ici, il a été cadré en étroite collaboration avec la collectivité et les responsables d'associations pour proposer des activités extrascolaires et les structures communales. L'annonce dernièrement que ce calendrier 2007-2008, mis en place depuis la dernière rentrée, se verrait amputé des mercredis matin tout en rognant sur les petites vacances, inquiétait les parents.

« Nous étions surtout ennuyés pour les activités sportives choisies et mises en place » disent-ils. « Et surtout pour les petites vacances au cours desquelles nous programmons des activités extrascolaires notamment au centre de loisirs. Et puis, ce sont des jours où l'on peut profiter des grands-parents », confient les intéressés. Donc ils ont été soulagés d'apprendre qu'en conservant les mercredis matin travaillés, l'inspection ne rognerait pas sur les petites vacances.

Une manifestation le 5 décembre

À Cherbourg, Emmanuelle Leboucher, mère d'élève à Octeville monte au créneau : « Les élèves du primaire ont toujours eu une journée de repos en semaine. Avec cinq matinées d'affilée à l'école, ils finissent épuisés. À choisir, je préfère que les petits aillent à l'école le samedi plutôt que le mercredi. »

Edwige Anger est tout aussi explicite : « Le samedi matin à l'école a été abandonné pour arranger les familles recomposées. Mais supprimer une journée de repos dans la semaine n'est pas une bonne solution. La décision de l'inspecteur d'académie est de l'abus de pouvoir. Nous comptons organiser une manifestation le 5 décembre : le prochain mercredi travaillé de l'année. »

À Granville et à Saint-Lô, les parents à la sortie des écoles sont plutôt déboussolés : « Une fois on nous dit qu'il y a six mercredis matin travaillés et cinq mercredis entiers à l'école cette année ; et ensuite, on nous dit que les six mercredis matin travaillés ne le seront plus... Pour revenir ensuite et dire que le calendrier restera tel qu'il a été décidé ».

Dans la ville portuaire comme dans la cité préfectorale, les parents dansent d'un pied sur l'autre et ne savent plus où donner de la tête. « C'est bien simple, on n'y comprend plus rien et cela va être d'un compliqué pour les associations et les clubs sportifs. Ils se sont adaptés au premier calendrier, on leur dit qu'il change puis qu'il ne change plus, c'est n'importe quoi ».

Parmi les parents rencontrés aussi, une majorité a loupé certains des épisodes du feuilleton et avoue franchement qu'ils ne savent plus où le dossier en est rendu.

Yann HALOPEAU

(avec les rédactions).

Ouest-France