17.03.2008

Granville. Daniel Caruhel l'emporte avec 49,48 %

Granville. Daniel Caruhel l'emporte avec 49,48 %

« Granville un autre regard » remporte son pari de rassemblement avec une équipe gauche-droite.

Daniel Caruhel le sentait, il y croyait vraiment. « Sur le terrain, on sent monter quelque chose », assurait-il à qui voulait bien l'entendre. Son pari de rassembler des hommes et des femmes de gauche comme de droite, autour d'un même projet, a convaincu la majorité des électeurs : 49, 48 % des voix (25 sièges) après les 46 % obtenus au premier tour. Dimanche soir, les applaudissements à la proclamation des résultats ont largement couvert les huées du fond de la salle de Hérel. Ultimes soubresauts d'une âpre campagne électorale, parfois violente dans les propos, presque haineuse dans les derniers jours. Les adversaires de Daniel Caruhel, les listes Granville 2008 à gauche (PS, PC, Verts, Alternative citoyenne) et Granville demain passionnément (divers droite) recueillent respectivement 28, 59 % (5 sièges) et 21, 93 % des suffrages (3 sièges).

Rien n'y aura fait : ni la certitude du socialiste André Juin, quant à l'échec annoncé d'une équipe qui serait tiraillée entre son aile droite et ses composantes de gauche ; ni la dénonciation martelée par Jean-Yves Mercier, le candidat de la droite locale, de la gestion « calamiteuse » de la ville par la municipalité sortante.

Avec l'élection de cette liste atypique, le paysage granvillo-granvillais est bouleversé. Comment classer la cité balnéaire sur l'échiquier politique ? L'année dernière, aux élections législatives et présidentielles, c'était simple : le député UMP Alain Cousin a été réélu et Nicolas Sarkozy est largement arrivé en tête. Les municipales 2008 brouillent le portrait de la « Monaco du Nor d », même si la vie politique locale n'a jamais été vraiment politisée.

Pour le Parti socialiste, il n'y a pas d'ambiguité : l'équipe de l'ancien socialiste Caruhel est de droite. Aux yeux de la droite militante, au contraire, Granville a viré à gauche. Le ralliement des adjoints divers droite de la municipalité sortante, mais surtout le soutien officiel du maire Marc Verdier à Daniel Caruhel, élu en 2001 dans le groupe d'opposition, n'ont fait qu'empirer les choses et attiser les aigreurs. Au final, la gauche locale est déchirée. La droite n'est pas en meilleur état.

Dans quelques jours, sauf rebondissement, Daniel Caruhel succédera à Marc Verdier dans le fauteuil de maire de Granville. Le conseil municipal d'installation aura lieu vendredi prochain, le 21 mars, à 18 h, certainement à la salle de Hérel capable d'accueillir près de 300 personnes. Celle du conseil, en mairie, ne suffirait pas. On s'attend à ce que les Granvillais se déplacent en masse.

Pascal SIMON.

site "Ouest-France"

05.03.2008

Le projet de port symbolise-t-il l'avenir de Granville ?

 Le projet de port symbolise-t-il l'avenir de Granville ?
 

Questions de campagne.

Dernier volet de notre série d'articles avec le projet d'extension du port. C'est durant les six ans à venir que tout va se jouer.
Lorsque le prochain maire de Granville achèvera son mandat, les travaux d'extension du port de Granville devraient être engagés depuis deux, voir même trois ans. C'est du moins ce qui est prévu sur le papier, selon le planning présenté lors du débat public sur le projet d'extension de port, fin 2006. La réalité pourrait être bien différente.

Une incidence sur toute la ville

Il n'empêche : la prochaine équipe municipale en place aura à gérer ce dossier très lourd. Premier exemple de ce qui attend le conseil : le maire et d'autres élus feront partie de la commission chargée de désigner fin 2008 le cabinet d'architectes et d'ingénieurs qui devra plancher sur un pré-projet de port. Voilà pour le court terme et le concret.

À plus longue échéance, le projet du conseil général prévoit d'aménager cette fameuse liaison ville - port : terre-pleins, rues bordant le port, comme la rue du Port ou le quai d'Orléans, création de parkings. Mais il ne s'agit que de frous-frous, quand la ville, de Saint-Nicolas à la pointe du Roc, devra se tailler un costume à l'échelle de son nouveau port.

Des projets dès le XVIIIe siècle

L'extension du port, si elle a lieu, aura une incidence sur la ville entière : plan de circulation, projet de pénétrante au Val-es-Fleurs, navettes entre des parkings à la périphérie et le centre-ville. Le tout en préservant le patrimoine. En aménageant des espaces préservés d'une spéculation immobilière qui n'attendra pas le premier coup de pioche. À Granville, le port et la ville sont indissociables. Et un nouveau projet de port, c'est en quelque sorte une nouvelle ville.

C'est sans compter les oppositions qui pourraient ralentir la réalisation du projet, voire le faire capoter. On pensait déjà en 1750 à un projet d'extension du port. Même chose au début du siècle dernier. Le port actuel est le fruit d'une dernière extension qui n'est que la version « petite taille » d'un projet qui prévoyait un grand port.

Certains regrettent encore aujourd'hui que ce grand port n'ait pas été construit il y a 30 ans. D'autres, notamment l'association pour la promotion des ports de Granville (APPG) défendent bec et ongles leur propre projet d'extension de port contre celui du conseil général. L'association réclame un referendum.

Un enjeu électoral

Mais bien loin de la sédimentation, des souilles, des mesures de la houle, le port sera d'abord un enjeu politique. Le scrutin municipal de ces deux prochains dimanches fait déjà figure de consultation populaire, de pour ou contre le projet de port du conseil général.

Un candidat est clairement opposé au projet d'extension porté par le conseil général. Avec cette prise de position, il pourrait rassembler des voix situées bien au-delà des partis et mouvements représentés sur sa liste.

Les deux autres candidats sont favorables au projet départemental : si une de ces deux listes est aux commandes de la ville le 17 mars, les Granvillais auront alors exprimé leur adhésion au projet de port du conseil général. Extension réalisée ou pas, l'avenir de Granville passera par le port. Et ça commence dès ce dimanche avec le 1er tour.

Guillaume TALLON.
site "Ouest-France"

04.03.2008

La campagne se déroule aussi sur la toile

La campagne se déroule aussi sur la toile

Ils sont sur les marchés, dans la rue. Ils animent des réunions publiques. Les candidats aux municipales à Granville sont aussi sur Internet.

Lors des dernières municipales de 2001, Internet balbutiait. En 7 ans, la situation a radicalement changé. Pas besoin d'une longue démonstration pour s'apercevoir du rôle joué par le web dans la politique aujourd'hui. Au moins sur le plan national. Après les présidentielles de l'année dernière, c'est au tour des candidats à la mairie d'inaugurer ce nouveau média. Sur les trois listes en lice àGranville, deux ont leur site : « Granville demain passion-nément », menée par Jean-Yves Mercier et « Granville 2008 à gauche », menée par André Juin.
Deux sites différents dans leur contenu, bien sûr, mais aussi dans leur forme (Lire par ailleurs).« Mieux communiquer »« Aujourd'hui, avoir un site me paraît incontournable, estime Jean-Marie Wojylac de la liste « Granville demain passionnément ». Internet ne remplace pas la rencontre, les affiches et les tracts. Avec le site, nous pouvons mieux communiquer, éclairer davantage notre programme, nos points de vue. C'est plus qu'une simple vitrine, nous pouvons aussi échanger avec les internautes. » Dans l'équipe de Jean-Yves Mercier, quatre personnes s'occupent de ce site. Les articles publiés sont tous validés par un comité de pilotage : « rien n'est laissé au hasard dans ce domaine », assure Dominique Baudry, en deuxième position sur la liste « Granville demain passionnément ». Éviter les dérapages
Même méthode de travail du côté de la liste « Granville 2008 à gauche ». « Nous avons un web master qui effectue des mises à jour quotidiennes et chaque article est validé avant d'être publié, pour qu'il n'y ait surtout pas de dérives », indique André Juin.
Ce qu'apporte un site web selon lui : « la possibilité de s'exprimer plus largement qu'en réunion par exemple, où le temps est compté. Internet donne de l'espace. C'est un nouveau moyen d'expression qui est mis à notre disposition, autant l'utiliser. »
La troisième liste en lice dans ces municipales à Granville, « Granville un autre regard », menée par Daniel Caruhel, n'a pas de site internet. Seulement une adresse e-mail, « pour communiquer », dit Daniel Caruhel. Les raisons de ce choix ? « Le manque de temps d'abord, gérer un site internet demande du temps et de l'énergie. Et ce temps, nous préférons le mettre au profit de notre présence sur le terrain. » Daniel Caruhel ne croit pas vraiment à l'efficacité d'un site internet au niveau local : « Internet et la politique, cela reste très élitiste et finalement un site mobilise peu de monde. Nous préférons être en contact réel avec les Granvillais. » Des « initiatives » de fin de campagne sont d'ailleurs dans la droite ligne des choix de chaque candidat : Daniel Caruhel organise des « rencontres au coin du quartier ». Jean-Yves Mercier, lui, répondra aux questions des Granvillais lors d'un chat sur son site.
Guillaume TALLON.
site "Ouest-France"

03.03.2008

Saint-Lô prête à changer d'air

François Digard (à gauche), maire depuis 1995, et son challenger socialiste Jean-Karl Deschamps
François Digard (à gauche), maire depuis 1995, et son challenger socialiste Jean-Karl Deschamps
Édition du mercredi 13 février 2008

SAINT-LÔ. - « Changeons d'air. » Jean-Karl Deschamps, le candidat socialiste sur Saint-Lô, aurait aussi pu choisir comme titre de sa liste « Changeons d'ère ». Le vice-président du Conseil régional de Basse-Normandie ambitionne, en effet, de faire tomber le maire, François Digard. Président de l'UMP de la Manche jusqu'en octobre, l'ancien RPR a ravi la préfecture aux socialistes en 1995.


François Digard brigue donc un troisième mandat, souvent présenté comme le plus dur à décrocher. Il peut s'appuyer sur un très solide bilan. Même ses opposants ont du mal à trouver des angles d'attaque. La « capitale mondiale des ruines », héritage de la Bataille de Normandie, en 1944, s'est embellie et s'est dynamisée durant ses deux mandats.

Le sort de Saint-Lô sera réglé dès le premier tour. Face à François Digard, une seule liste se présente. Jean-Karl Deschamps a réussi à faire l'union de la gauche. Son équipe regroupe, outre le PS, les communistes, les Verts, les radicaux, le MRC... Quitte à paraître un peu trop politique. Son adversaire a, au contraire, rangé son étiquette UMP dans son costume. Seuls deux UMP figurent sur sa liste. Les autres sont issus du tissu local. L'ouverture, que les deux camps revendiquent, est plutôt à droite.

Les stratégies s'opposent. Et pour cause. Les dernières élections sont favorables à la gauche. À la présidentielle, Ségolène Royal est arrivée largement en tête, aussi bien au 1er qu'au 2e tour (55,59 %). Aux législatives, face au candidat UMP, le même Jean-Karl Deschamps n'a dû sa défaite qu'aux communes voisines, alors qu'il a remporté la bataille de la ville (53,67 % au 2e tour).

Les électeurs du Modem (Bayrou a réuni 24,3 % des voix au 1er tour) détiennent peut-être la clé des municipales. Sans candidat déclaré, ni représenté sur aucune des deux listes, vers qui iront leurs votes ?

Guillaume BALLARD.
Ouest-France

26.02.2008

listes à ST PAIR sur Mer (site OF)

Saint-Pair-sur-Mer
L'actualité de votre commune
Nous vous présentons les candidats aux élections municipales de votre commune. Sont affichés les listes et les candidats dont nous avons actuellement connaissance. Si des listes sont modifiées, si de nouvelles candidatures apparaissent, ces informations seront mises en ligne dès que nous le pourrons.
François Heurguier
François Heurguier
Consulter la liste Michel Davy
Michel Davy
Consulter la liste Albert Noury
Albert Noury

25.02.2008

Un affichage sauvage bien tenu en laisse

Un affichage sauvage bien tenu en laisse

L'affichage, sujet sensible, est pris très au sérieux par les équipes de campagne.

Exemple à Granville, où certaines affiches ont fleuri sur les murs.

Le collage des affiches, c'est une affaire carrée. Dans les équipes en lice pour les municipales à Granville, pas de place à l'improvisation. Du moins, c'est ce que les candidats déclarent.

« Je souhaite qu'il n'y ait pas de dérapage et j'ai donné des consignes concernant l'affichage dès le début de la campagne à l'automne », indique André Juin, qui conduit la liste « Granville 2008 à gauche ». Même chose pour la liste « Granville un autre regard », menée par le conseiller général Daniel Caruhel : « L'affichage est bien organisé, ce sont des membres de l'équipe qui s'en occupent. » « Tout est très bien organisé, nous savons qui fait quoi, on maîtrise nos troupes », note Dominique Baudry, de la liste « Granville demain ».

« On sait qui fait quoi »

Voilà une organisation quasi-militaire, sauf que...

À trois semaines des élections, la campagne pas encore officiellement ouverte, des affiches de la liste Granville demain ont fleuri aux quatre coins de la cité, déclenchant une petite polémique.

« C'est le beau temps, s'amuse Dominique Baudry. Plus sérieusement, rien n'est laissé au hasard, on assume. » « On sait qui fait quoi, nous pouvons commander l'arrêt de l'affichage ou son lancement comme on veut. Nous avons des équipes dites « de proximité » », renchérit Jean-Marie Wojylac, de la liste « Granville demain ».

Les trois listes en lice à Granville l'assurent : juré, craché, ils n'ont fait et ne feront pas d'affichage en dehors des emplacements autorisés. Soit les panneaux d'affichage libre et ceux destinés aux élections. « Je doute de l'efficacité de nombreuses affiches, note André Juin. Et trop d'affichage sauvage dégrade l'espace urbain. » « Je me rappelle les années 80, on en collait partout. Mais pour cette campagne, nous limiterons l'affichage, assure Daniel Caruhel. Un des axes de notre programme est le développement durable. » Ou quand le non collage d'affiches devient une stratégie.

Guillaume TALLON.

Ouest-France

23.02.2008

ordre d'affichage des listes en lice aux municipales, dans les villes de plus de 3 500 habitants

Pour les listes, le hasard a joué aussi

Voici l'ordre d'affichage des listes en lice aux municipales, dans les villes de plus de 3 500 habitants, attribué lui aussi hier par tirage au sort. Pour l'arrondissement de Saint-Lô, ce nouveau dispositif s'est déroulé à la préfecture. Pour les trois autres arrondissements de la Manche (Avranches, Coutances et Cherbourg), le tirage au sort a eu lieu dans les sous-préfectures respectives.

Arrondissement d'Avranches. Avranches : 1) « Confiance et dynamisme », menée par Guénhaël Huet ; 2) « Avranches, agir ensemble », menée par Jean-Pierre Gouedard. Granville : 1) « Granville 2008 à gauche », menée par André Juin ; 2) « Granville demain passionnément », menée par Jean-Yves Mercier ; 3) « Granville : un autre regard », menée par Daniel Caruhel. Pontorson : 1) « Pontorson tous ensemble », menée par Patrick Larivière ; 2) « Avenir et développement de Pontorson », menée par Claude Simon. Saint-Hilaire-du-Harcouët : 1) « Union pour la défense des intérêts de Saint-Hilaire-du-Harcouët », menée par Michel Ganne ; 2) « Ensemble et autrement », menée par Gilbert Badiou. Saint-Pair-sur-Mer : 1) « Saint-Pair-Kairon, agir pour mieux vivre », menée par François Heurguier ; 2) « Notre complémentarité pour Saint-Pair-Kairon », menée par Michel Davy ; 3) « Ensemble, poursuivons l'action pour Saint-Pair-Kairon », menée par Albert Noury.

Arrondissement de Cherbourg. Bricquebec : 1) « Ensemble à gauche », menée par Sylvie Le Bail ; 2) « Bricquebec, ouverture, dynamisme », menée par Henri-Louis Védie ; 3) « Rassemblement, renouveau, réalisme », menée par Patrice Pillet. Cherbourg-Octeville : 1) « La ville pour ambition », menée par Bernard Cazeneuve ; 2) « Changements », menée Hervé Corbin ; 3) « Cherbourg-Octeville, un nouveau cap », menée par Jean Lemière. Equeurdreville-Hainneville : 1) « 2008, un souffle nouveau pour Equeurdreville-Hainneville », menée par Stéphanie Pelerbe ; 2) « Écouter pour agir et réussir ensemble », menée par Bernard Cauvin. La Glacerie : 1) « Tous unis pour la Glacerie », menée par Christian Lemarchand ; 2) « la Glacerie autrement », menée par Jean-Marie Lincheneau. Querqueville : 1) « Ensemble pour Querqueville », menée par Jean-Michel Maghe ; 2) « Un nouvel élan pour Querqueville », menée par Charles-Noël Martin. Tourlaville : 1) « Tourlaville, l'avenir ensemble », menée par André Rouxel ; 2) « Equilibre à Querqueville », menée par Jean Nolleau. Valognes : 1) « Valognes à coeur », menée par Philippe Letenneur ; 2) « Valognes, une commune en commun, une ville pour tous », menée par Jacques Coquelin ; 3) « Liste de progrès pour Valognes et les Valognais », menée par Rémi Besselièvre ; 4) « Ville verte, ville ouverte », menée par Didier Goujon.

Arrondissement de Coutances. Coutances : 1) « Demain, Coutances, c'est vous ! », menée par Etienne Savary ; 2) « Ensemble, Coutances avance », menée par Yves Lamy ; 3) « Coutances, un autre choix de vie », menée par Christiane Durchon.

Arrondissement de Saint-Lô. Agneaux : 1) « Ensemble pour Agneaux », menée par Michel Chaignon ; 2) « Agneaux, dialoguons pour agir », menée par Claude Duguey ; 3) « Avec vous pour Agneaux », menée par Alain Métral. Carentan : 1) « Une énergie nouvelle pour Carentan », menée par Nelly Ziad-Lamy ; 2) « Carentan avec vous », menée par Jean-Pierre Lhonneur ; 3) « Carentan 2008, Mieux vivre à Carentan », menée par Hervé Houel. Saint-Lô : 1) « Vive Saint-Lô ! », menée par François Digard ; 2) « Changeons d'air ! », menée par Jean-Karl Deschamps. Villedieu-les-Poëles : 1) « Villedieu-les-Poëles avenir », menée par Pierre Lechevallier ; 2) « Mieux vivre à Villedieu », menée par Daniel Macé ; 3) « Villedieu pour tous », menée par Eric Lehéricy ; 4) « Ensemble pour l'avenir de Villedieu-les-Poëles » menée par Philippe Detrez.

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22.02.2008

Combien gagnent nos élus dans les communes ?

Combien gagnent nos élus dans les communes ?

Ils seront quelque 600 élus à investir leur mairie le 16 mars prochain.

Objet de fantasme, quelle est leur rémunération (1) ? Et celle de leurs adjoints ?

Des indemnités plafonnées. Sujet tabou ? Le montant des indemnités touchées par les élus est pourtant une information publique fixée par la loi. Les revenus de nos représentants locaux sont encadrés, depuis 1992, selon le principe de l'écrêtement. En cumulant leurs différentes casquettes, un élu peut certes percevoir plusieurs indemnités de fonction (maire, président de communauté de communes, député...), sans toutefois que le total de ses indemnités dépasse 8 036 € brut par mois (chiffre de 2006).

Des indemnités au prorata du nombre d'habitants. Pour une ville de 20 000 à 49 999 habitants (cas de Cherbourg, Saint-Lô), 3 350,38 € (adjoints 1 228,47 €) ; pour une ville de 10 000 à 19 999 habitants (cas de Coutances, Granville, Avranches), 2 419,72 € (adjoints : 1 023,73 €) ; pour une ville de 3 500 à 9 999 habitants (cas de Carentan), 2 047,45 € (adjoints 818,98 €) ; pour une ville de 1 000 à 3 499 habitants (Marigny), 1 600,73 € (adjoints : 614,23 €) ; pour une commune de 500 à 999 habitants (Tirepied), 1 154,02 € (307,12 € pour un adjoint) ; pour une commune de moins de 500 habitants (Montaigu-la-Brisette) 632,85 € (245,69 € pour un adjoint).

Un habitant supplémentaire peut avoir son importance. Exemple : en tant que maire de Saint-Lô, François Digard peut prétendre à 3 350,38 € chaque mois. Ce montant prend en compte les chiffres du recensement de 1999, soit 20 090 habitants. Ceux du futur recensement, en 2009, risquent d'être revus à la baisse. En 2007, l'Insee a estimé à 19 623 le nombre de Saint-Lois. Sous la barre des 20 000, le maire de Saint-Lô perdrait quelque 10 000 € de revenus par an.

Des indemnités fixées par le conseil municipal. À la fois agent de l'État sur son territoire et agent de la commune en tant que collectivité territoriale, le maire bénéficie d'une double casquette. Mais c'est la mairie, et non l'État, qui détermine ses indemnités. Dans les trois mois suivant l'élection, un budget communal doit être voté par le conseil municipal qui fixe le montant alloué aux maires et aux adjoints. Librement mais dans la limite d'une enveloppe et de taux maximums (ceux énoncés ci-dessus), fixés par le Code général des collectivités territoriales. C'est aussi le conseil qui fixe les indemnités de représentations : à chaque fois qu'un adjoint est présent lors d'une manifestation publique, il touche une indemnité.

À noter, dans les communes de moins de 100 000 habitants, ce qui est le cas de toutes les communes de la Manche, les conseillers municipaux ne touchent aucune indemnité. Mais le conseil peut décider d'en attribuer une si elle reste dans l'enveloppe indemnitaire du maire et des adjoints. À titre d'exemple, le conseil municipal de Saint-Lô attribue ainsi un petit peu d'argent pour les conseillers municipaux délégués passant beaucoup de temps dans des réunions diverses. Chacun des 15 conseillers municipaux « de base » peut prétendre à une indemnité de 38,20 € par réunion. En 2005, le conseil municipal saint-lois avait coûté 250 000 €, soit 0,98 % du budget total de la ville.

Nadine BOURSIER.

(1) Les montants sont donnés dans l'article en brut, mensuel et représentent les indemnités maximums. Les maires peuvent ensuite choisir de ne pas en toucher la totalité.

site "Ouest-France"

20.02.2008

Les familles pourront-elles s'installer à Granville ?

Les familles pourront-elles s'installer à Granville ?

Questions de campagne. En raison des prix de l'immobilier, se loger à Granville est devenu impossible pour les familles qui, parfois, s'exilent loin.

Habiter à Granville, c'est un peu comme stationner sa voiture dans le centre : difficile de trouver une place et il faut payer. Le foncier est rare, c'est quasiment la pénurie de terrains. Et l'immobilier est cher, voire très cher. Bord de mer oblige, avec la spéculation et la forte demande. Prix annoncé de futurs appartements neufs à deux pas du port : 3 000 € le m2.

Direction La Haye-Pesnel, Sartilly et Villedieu

Alors, pour bon nombre de familles modestes, ou pas, Granville est devenue inaccessible. Des signes ne trompent pas : le nombre d'enfants scolarisés dans la cité diminue. Quand celui des retraités dits « argentés » augmente dans la Monaco du Nord dont la population n'a finalement pas grand-chose à voir avec celle du Rocher.

Seule solution pour les familles, notamment les jeunes couples, les « primo accédants », prendre le large. Ils passent de la location à Granville, Yquelon ou Saint-Planchers à la propriété du côté de Sartilly, La Haye-Pesnel ou Villedieu. « On n'aurait jamais pensé venir jusque-là », témoignait à l'été 2006 une famille qui a quitté Yquelon pour acquérir une maison à Fleury, près de Villedieu. Les communes de cette « grande couronne » de Granville ont vu depuis 4 ou 5 ans leur population augmenter constamment.

750 logements au sud de Granville

Première éclaircie, peut-être : le projet urbain de Zone d'aménagement concerté (ZAC) au sud de Granville. La prochaine équipe qui sera aux commandes de la ville pilotera la réalisation de ce projet : 47 hectares et 750 logements, avec une répartition égale entre les logements individuels, logements collectifs et intermédiaires. Dans cette zone, 20 % des logements seront des logements sociaux. Le dossier est en cours : le bureau chargé des études de faisabilité a été désigné le mois dernier.

Deuxième éclaircie possible : l'adoption en septembre dernier, par le conseil de la communauté de communes, d'un projet de création de Programme local de l'habitat (PLH). « Ce programme d'une durée d'au moins six ans, défini une politique visant à répondre aux besoins en logements, à favoriser le renouvellement urbain et la mixité sociale en assurant entre les communes une répartition équilibrée et diversifiée des logements », selon la définition administrative du PLH.

Concrètement, les logements accessibles au plus grand nombre ne vont pas sortir de terre tout de suite d'un coup de PLH. La première étape de ce qui n'est pour le moment qu'un projet consiste en un diagnostic précis de l'habitat l'existant. Ceci à l'échelle de la communauté de communes.

Dans le cadre du PLH, les logements, sociaux notamment, devront être répartis sur l'ensemble de la communauté de communes. Dans un futur proche, habiter près de Granville sera peut-être envisageable. Être Granvillais restera très probablement pour beaucoup hors de portée.

Guillaume TALLON.

site Ouest-France

19.02.2008

Election municipale à GRANVILLE :


Jeudi à 18h30 "Tendance Ouest",  organise un débat entre les trois têtes de liste, D. Caruhel, JY Mercier et A Juin.
L'enregistrement du débat a lieu salle de Hérel de 18h30 à 19h30.
Ouvert au public.

Diffusion vendredi de 12h à 13h.

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