19.03.2008

Laurent Beauvais à la tête de la Région

Laurent Beauvais à la tête de la Région

Le 3 avril, l'élu d'Argentan doit succéder à Philippe Duron. Avec Jean-Karl Deschamps, élu de Saint-Lô comme premier vice-président.

Vous êtes candidat à la présidence du conseil régional. L'aboutissement d'un parcours ?

Tout cela commence par des mandats locaux à Mortrée, puis à Argentan. En fin de semaine, je serai réélu président de la communauté de communes du pays d'Argentan, mandat que je conserverai. À la Région, après six ans dans l'opposition, je suis devenu second vice-président en 2004, après notre victoire. Puis, en juin dernier, premier vice-président, suite à la démission de Bernard Cazeneuve, député-maire de Cherbourg. Maintenant, c'est le départ de Philippe Duron à la mairie de Caen. Voilà comment les choses se font. Sur un plan professionnel, ma carrière s'est déroulée dans l'administration de la recherche à Paris, puis à Caen. Dans les prochains jours, je vais me mettre en disponibilité de mon poste actuel, secrétaire général du Ganil à Caen.

La politique, une passion ?


Je suis un peu tombé dedans quand j'étais petit. Ma famille vouait une passion pour Mendès-France. J'aime agir, construire, mettre en mouvement. Une de mes premières réalisations d'élu fut un centre aéré à Mortrée, il y a 30 ans. La politique n'est pas toute ma vie. J'ai un grand besoin de respirer ailleurs, de courir. Je viens de m'inscrire au 14 km d'Alençon-Médavy. La course se déroulera le surlendemain de l'élection à la présidence de Région ! Avec mes deux filles musiciennes, je me découvre aussi une grande passion pour le jazz.

Dans quel état d'esprit abordez-vous cette succession ?

Nous l'avons bien préparée. Je souhaite une transition aussi rapide et claire que possible. Le travail continue. Le pilote est là, sans changement de trajectoire avec, toutefois, une empreinte personnelle. Je garderai le main sur la recherche et l'innovation.

Quelle sera votre équipe ?

La seule modification concerne Jean-Karl Deschamps, aujourd'hui septième vice-président. Je le proposerai comme premier vice-président, avec le même portefeuille, éducation, enseignement supérieur et développement durable. Le cabinet devrait être dirigé par Bruno Godet, actuellement au service agriculture de la Région.

Un président ornais, un premier vice-président de la Manche, c'est une première pour la Basse-Normandie...

Il ne s'agit en rien d'une revanche de l'Orne et de la Manche vis-à-vis du Calvados. Il s'agit de jouer collectif pour défendre la Basse-Normandie. J'ajoute que nous ne sommes pas là pour gérer une fin de mandat. Notre objectif est bien de gagner les élections régionales de 2010. Les derniers scrutins nous encouragent !

Quels seront les dossiers sur le haut de la pile ?

La grande affaire, c'est le fer. Les routes, c'est derrière nous. Si les trains régionaux ont bien progressé, les grandes lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Granville restent problématiques. Les retards sont insupportables. Je compte m'investir fortement afin que la SNCF entende bien notre volonté. Je souhaite aussi que la Région s'implique davantage sur la protection et l'accompagnement des évolutions des mondes de la pêche et l'agriculture. Sans oublier d'être encore plus présent à Bruxelles.

Recueilli par Jean-Jacques LEROSIER.

site Ouest-France