08.11.2008

La région invite les Manchois à débattre …

Daniel Bosquet, Michèle Lemaux, Jean-Karl Deschamps, Frédérique Heurguier, Nicole Paul seront aux côtés du président de région Laurent Beauvais lors des rencontres publiques avec les habitants de la Manche.

Daniel Bosquet, Michèle Lemaux, Jean-Karl Deschamps, Frédérique Heurguier, Nicole Paul seront aux côtés du président de région Laurent Beauvais lors des rencontres publiques avec les habitants de la Manche.

Les élus de la majorité régionale, Laurent Beauvais, le président en tête, reprennent leur bâton de pèlerin pour venir discuter avec les citoyens.

« Nous respectons notre engagement de campagne électorale », assure Jean-Karl Deschamps, vice-président de la région. « Nous allons à la rencontre des électeurs bas-normands chaque année pour débattre avec eux, en réunion publique et rendre compte de notre mandat et des actions menées. »L’occasion d’affirmer que la Région ne peut s’exonérer, « surtout en ce moment », pour mener sa politique, « des difficultés nationales, de leur impact économique et social et de la désertion totale du gouvernement des territoires », affirme Jean-Karl Deschamps.

Transfert de compétences

Selon les élus de la majorité régionale, « le retrait » du pouvoir politique central de ses responsabilités « a des conséquences financières lourdes » pour la Région. « Jamais nous n’avons connu un tel transfert de compétences sans aussi peu de contreparties ». Les réunions publiques permettent donc de replacer aussi « notre action dans le cadre de ce contexte national tout en définissant nos priorités en parallèle », complète l’élu Vert Daniel Bosquet.

Parmi les dossiers évoqués lors de ces rencontres ? Entre autres, le choix soutenu de la Région de mettre le paquet sur le développement du rail, d’en finir avec les aides sur les derniers chantiers routiers, « pas de notre compétence mais que nous avons soutenus pour combler un retard et les défaillances de l’Etat », la pêche, l’agriculture, l’aménagement du territoire, le développement durable, la formation… « Nous invitons les Bas-Normands à faire l’inventaire de ce que la région a réalisé depuis 4 ans », explique Jean-Karl Deschamps. « Ces rencontres, c’est une démarche de proximité qui marche dans les deux sens : nous expliquons ce que nous mettons en oeuvre, la population nous fait remonter ce qui va et ne va pas ».

Pratique. Réunions publiques dès 20 h 30 : mercredi 12 novembre à Coutances (salle Barbey d’Aurevilly) ; le 17 à Saint-Lô, (centre culturel), le 27 à Cherbourg (salle du conseil de la mairie) ;

le 16 décembre à Granville (salle du Hérel).

site “Ouest-France”

10.09.2008

L'école Jules-Ferry toujours bloquée

L'école Jules-Ferry toujours bloquée

Les parents ont poursuivi l'occupation de l'établissement Jules-Ferry hier.
Les parents ont poursuivi l'occupation de l'établissement Jules-Ferry hier.

Les parents ont continué l'occupation de l'école Jules-Ferry hier, pour la deuxième journée consécutive. Une délégation avait rendez-vous avec l'inspectrice d'académie, en fin d'après-midi. L'adjointe au maire chargée de la vie scolaire, Michèle Emery, les accompagnait. La municipalité soutient en effet l'action décidée par les parents pour obtenir la création d'un poste d'enseignant dans l'école primaire.

« Marie-Hélène Leloup reconnaît que la situation est tendue à Jules-Ferry, mais elle n'a pas les moyens pour envisager cette création de poste », résume Laurent Texier, l'un des membres de la délégation.

La délégation est ressortie déçue. « Elle nous a expliqué que lors des prévisions d'effectifs réalisés en juin dans l'académie, Jules-Ferry n'a pas été identifié comme prioritaire pour l'ouverture d'une classe supplémentaire. Aucun poste n'a été budgété. Cependant, elle s'engage à étudier un renfort ponctuel cette année, pour les cours de langue. »

Jeudi matin, la délégation va rendre compte aux parents d'élèves de la teneur de cette rencontre. L'inspecteur de la circonscription, Yves Rondel, doit de son côté étudier les modalités pour la mise en place de ce renfort dans les classes. « On est face à une hémorragie, elle nous propose seulement un pansement. On verra tous ensemble jeudi si on continue notre mouvement », poursuit-il.

site Ouest-France

02.07.2008

Démographie dans la Manche : la ruée vers l'Ouest

Démographie dans la Manche : la ruée vers l'Ouest

La côte ouest attire la population dans la Manche. Le phénomène s'accélère. D'ici soixante-quinze ans,la Direction départementale de l'équipement estime que le nombre de logements aura doublé sur le littoral.

Complètement à l'Ouest. La carte par communes, établie par la direction départementale de l'Équipement, est très parlante. Entre 1999 et la date du dernier recensement effectué pour chacune d'entre elles (1), la Manche a connu une poussée démographique vers la côte ouest. Des villes souffrent : les agglomérations cherbourgeoise et saint-loise, ainsi qu'Avranches. Les communes périphériques en profitent : les cas de Saint-Lô et d'Avranches sont les plus frappants. Par contre, Granville et Coutances, têtes de pivot de territoires très attractifs, s'en sortent. Enfin, un territoire tout entier plonge : l'Est du Sud-Manche, de Saint-Hilaire-de-Harcouët à Sourdeval. À noter aussi que la proximité de l'A 84 ne profite pas vraiment à Torigni-sur-Vire et Villedieu-les-Poêles, toutes les deux déficitaires. À l'inverse, des communes moyennes connaissent des progressions spectaculaires. Citons par exemple Bréville-sur-Mer (+ 4,7 % par an), Gouville-sur-Mer (+ 2,4 %), Lessay (+ 2,2 %), Pirou (+ 2,4 %), Saint-Senier-sous-Avranches (+ 2,6 %)...

40 % de la population sur le littoral. Dans la Manche, le littoral représente 355 km de côtes, ce qui en fait le 5e département français après le Finistère, le Morbihan, la Corse du Sud et la Charente-Maritime. Alors qu'une commune sur six a une façade maritime (elles ne représentent que 18,6 % du territoire), ces communes accueillent près de 40 % des 489 500 habitants que compte le département. Soit une densité de 172 habitants au km² sur le littoral, alors que la moyenne du département est de 82 habitants au km².

La côte s'urbanise. La côte connaît une pression croissante de l'urbanisation. Entre 2000 et 2006, 7700 logements ont été construits dans les communes littorales, pour un total de 20 000 dans la Manche. Pour le littoral, le rythme est de 1100 logements par an sur ces sept années, et de 1 442 logements pour la seule année de 2006. « En 75 ans, le parc de logements aura doublé sur le littoral manchois, relève la DDE. Pour toute la côte ouest du département, ce résultat est beaucoup plus proche. »

On construit où ? Logiquement, les secteurs où l'on construit le plus sont les mêmes, sur la côte ouest. Mais on trouve également des villes déficitaires (en population) au classement des villes qui ont le plus commencé de logements entre 2000 et 2006. Le « top 20 » de ces communes « bâtisseuses » est le suivant : Granville (847 logements commencés), Saint-Lô (604), Saint-Pair-sur-Mer (384), La Glacerie (368), Tourlaville (352), Bréhal (360), Jullouville (260), Valognes (255), Cherbourg-Octeville (240), Barneville-Carteret (239), Agon-Coutainville (222), Coutances (198), Équeurdreville (198), Condé-sur-Vire (196), Gouville-sur-Mer (177), Carentan (172), Pontorson (171), Montmartin-sur-Mer (171), Donville-les-Bains (169), Saint-Martin-des-Champs (151), Sur le chapitre, parfois polémique, des permis de construire, la DDE note que seulement 10 % des demandes ont été refusés en 2006.

Christophe LECONTE.

(1) De 2004 à 2008. Les communes recensées cette année n'y figurent pas.

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Office du Tourisme : les rendez-vous de juillet

Office du Tourisme : les rendez-vous de juillet

Patrick Hamard, adjoint au tourisme et à la communication, Gérard Leroy, délégué à l'information et à la promotion, Marie Blanc-Juhel, Virgine Frouin, directrice de l'office et Nicolas Feret. Patrick Hamard, adjoint au tourisme et à la communication, Gérard Leroy, délégué à l'information et à la promotion, Marie Blanc-Juhel, Virgine Frouin, directrice de l'office et Nicolas Feret.

Plus tard. A Granville. La saison estivale va battre son plein dès ce week-end. D'autres rendez-vous sont déjà programmés pour les vacances.

De nombreux événements festifs et culturels vont animer les deux mois d'été : concerts, festival des Sorties de Bain, marchés nocturnes, Nuit des soudeurs, visites commentées... Un programme varié, concocté par l'office de Tourisme. « Il n'y a pas de changement radical, mais une offre étoffée cette année », commentent les élus, Patrick Hamard et Gérard Leroy.« Par exemple, pour le 14 juillet, nous avons organisé un lâcher de ballons tricolores. Il se déroulera après la cérémonie patriotique. Le soir, nous renouons avec la tradition du bal populaire qui aura lieu place Foch et sera animé par l'orchestre de Christian Durosier. »

Les marchés nocturnes, port du Hérel, sont reconduits. « Nous les avons programmés le mercredi au lieu du jeudi pour être en harmonie avec les animations des autres communes », souligne Virginie Frouin, directrice de l'office. Comme les années précédentes, ils se dérouleront en musique, de 17 h 30 à 22 h 30.

Tous les jours, le public pourra aussi partir à la découverte de la ville avec les promenades commentées. « On change d'univers, d'une promenade à l'autre », explique Virginie Frouin. Pour redécouvrir la vieille ville, les parcours Vieilles pierres et A l'abordage les enfants, visite ludique destinée aux familles avec un livret pédagogique offert aux enfants à partir de 6 ans, ont été mis en place. Le côté littoral est à découvrir avec Granville maritime et portuaire ou encore Granville balnéaire avec les plus beaux panoramas et tous les vendredis soirs et une visite nocturne du jardin Christian-Dior avec mise en lumière.

Office municipal de tourisme, 4, cours Jonville. Tél. : 02 33 91 30 19.

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Nouveau giratoire, nouvelles règles de circulation

Nouveau giratoire, nouvelles règles de circulation

Depuis lundi après-midi, le carrefour de la gare est rouvert à la circulation. Après les travaux,certaines déviations vont être pérennisées.

>> Le nouveau plan de circulation. Réagissez sur Maville.com!
Ouf ! Tout est fini dans les temps et avant le grand rush des vacanciers dans la station balnéaire. Le week-end dernier, tous les Granvillais sur le marché n'ont pu que remarquer le flot (voire le bouchon) continu sur le cours Jonville et la rue Paul-Poirier, entre 11 h 30 et 12 h 30.

La faute certainement aux travaux au niveau du rond-point de la gare mais aussi, il faut le reconnaître, à la méconnaissance du sens des panneaux de signalisation chez certains conducteurs. Mais tout ceci, c'est du passé. Le giratoire flambant neuf du carrefour de la gare est désormais rouvert à la circulation automobile depuis lundi après-midi, 15 h. Il ne reste plus qu'à finaliser l'aménagement paysager.

« L'objectif de ces travaux était d'améliorer la fluidité du trafic et d'améliorer la sécurité des usagers. Nous allons réussir l'un et l'autre », assure Yves Sévin, adjoint à l'urbanisme, pas mécontent de voir ce chantier finir en heure et en temps. « Au départ, les travaux devaient durer jusqu'au 11 juillet. Le raccourcissement du délai a été possible grâce à la demande des commerçants », n'hésite pas à dire l'élu en évoquant la polémique qui avait éclaté quand les commerçants riverains avaient découvert le projet et le calendrier en lisant leur journal. « Le temps s'y est prêté mais ce n'est pas un hasard. Si les travaux avaient eu lieu en novembre ou décembre, leur durée aurait été deux fois plus longue. Les entreprises ont, de plus, multiplié les équipes, en débutant la journée plus tôt et en finissant plus tard. Mais du coup, ça a retardé le chantier de la rue du Couvent. »

Avec la fin des travaux, la mairie a décidé de modifier le sens de circulation de certaines des rues adjacentes au giratoire de la gare (voir l'infographie ci-dessus) et de conserver certaines déviations du centre-ville. « Nous conservons la déviation de la rue Clément-Desmaisons, au moins jusqu'en septembre, en y installant un panneau indiquant la direction de Saint-Pair et d'Avranches. » Objectif : faciliter la sortie du centre-ville pour rejoindre directement le boulevard des Amiraux, sans passer par la rue Paul-Poirier et le rond-point d'Orléans. Certains conducteurs devront modifier leurs petites habitudes et surtout ne pas perdre de vue les sens interdits !



Pascal SIMON.

Ouest-France

Transport en commun : du nouveau à la rentrée

Transport en commun : du nouveau à la rentrée

Avec ce nouveau dispositif, les élus du Pays espèrent répondre aux attentes des usagers.

Horaires, arrêts et réservations téléphoniques pour un service à domicile :il y aura du nouveau dans les transports en commun à la rentrée.

Plusieurs arrêts supprimés, de longues files d'attente pour retirer sa carte de transport, un ticket au tarif exorbitant pour traverser Granville, des usagers et des parents d'élèves en colère... Pour les élus locaux, la rentrée 2007 des transports en commun sur Granville ne restera pas dans les bons souvenirs. Les choses pourraient s'améliorer à la rentrée prochaine. À moins que...

Vendredi soir, cette question était l'un des points à l'ordre du jour du conseil. Théoriquement, au terme des accords pris avec le conseil général et la communauté de communes, le service à l'usager sera amélioré et devrait coûter moins cher. Pour rappel, le conseil général a décidé en juin 2006 de créer un service public de transport de voyageurs (Maneo) et de reprendre l'année dernière la gestion directe des transports scolaires.

La problématique granvillaise résidait en l'existence d'un périmètre de transport urbain (PTU). Concrètement, les bus du conseil général assuraient le service jusqu'à la frontière de ce périmètre correspondant au territoire de Granville (sauf les quartiers de Prétôt et de Mallouet). A l'intérieur du PTU, la ville de Granville avait confié le transport à la société Véolia (VTNI). Un service payant lui aussi... Pour certains usagers, une balade dans Granville pouvait coûter très cher. « On se souvient de l'exemple de Donvillais qui devait payer 2 € pour descendre au Cour Jonville puis encore 2 € pour rejoindre l'hôpital. L'aller-retour revenait à 8 €... », a rappelé Daniel Caruhel en évoquant la colère de certains riverains de la rue de Coutances, à Donville-les-Bains.

Quelles solutions ? Supprimer le périmètre de transport urbain et créer un transport de proximité à la demande. « Au titre des lignes régulières, il y aura des adaptations pour desservir des endroits très fréquentés comme le centre-ville, la gare, l'hôpital, le quartier Saint-Nicolas et le rond-point de la Haute-Lande », explique le maire. Pour les scolaires, les horaires seront adaptés et un circuit de ramassage sera mis en place par le conseil général sur le territoire de granville.

Un coup de fil suffira

La grande nouveauté, c'est le service à la demande qui fonctionnera à partir du 1er septembre. Il consisterait à réserver par téléphone un trajet. Au jour et à l'heure dite, un véhicule viendrait chercher la personne à son domicile. Quelles en seront les modalités ? Il y aura cinq services par semaine du mardi au samedi avec horaires fixes et points d'arrêts fixes, ouvert à tous les habitants de l'intercommunalité, sans limite d'âge, ni de revenu ; la réservation (appels gratuits) devra être faite au minimum 24 h à l'avance ; les arrêts retenus sont le centre-ville, l'hôpital, le quartier Saint-Nicolas, la gare SNCF, le marché de Granville le samedi matin, le marché de Saint-Pair le jeudi, le marché de Jullouville le vendredi ; 2 € par trajet entre le domicile de l'usager et le point d'arrêt ; le service sera accessible aux personnes handicapées.

Tous les problèmes seront-ils résolus ? Si les anomalies observées l'année dernière semblent gommées, certains élus communautaires ont quand même relevé des failles : un service à la demande, à domicile, va-t-il dans le sens du développement durable et du covoiturage ? Un mineur pourra-t-il réserver et utiliser seul ce service ? Sans compter les possibles réservations fantaisistes... Réponses à la rentrée prochaine.

site Ouest-France

06.04.2008

Les commissions : premier dossier du conseil

Les commissions : premier dossier du conseil

La désignation des élus dans les commissions et les établissements publics a occupé le début du second conseil municipal de Daniel Caruhel.

Premier dossier de ce second conseil municipal du mandat du maire Daniel Caruhel, qui a eu lieu hier soir en présence d'un nombreux public : la désignation des élus qui vont siéger dans les commissions, les établissements publics de coopération communale et les autres organismes.

« Je ne vais pas parler d'ouverture, a précisé Daniel Caruhel,mais nous avons vu dans d'autres communes du département que la majorité ne laissait pas de sièges à l'opposition. Cela nous a paru important de donner des sièges à l'opposition. »

André Juin a réagi notamment au sujet des sièges au conseil d'administration de l'hôpital, tous attribués à la majorité. Les huit élus d'opposition ont d'ailleurs sur l'attribution de ces trois sièges voté contre. « Nous souhaitons apporter notre participation de manière constructive, a noté André Juin. Concernant l'hôpital, je ne comprends pas cette exclusion. »

« Je n'ai pas vu franchement cette volonté d'opposition constructive lors du premier conseil, a répondu le maire. A l'hôpital, nous devons parler d'une seule voix, oublier nos histoires granvillo-granvillaises. » « Je n'ai pas noté de désaccords entre l'opposition et la majorité au sujet de l'hôpital », a rétorqué André Juin. « Nous n'avons pas senti cette volonté d'opposition constructive avant de désigner les membres qui siégeront au conseil d'administration de l'hôpital », tranche Daniel Caruhel.

Les huit commissions permanentes. Commission des finances : Chantal Duchemin, Gérard Leroy, Yves Sévin, Jocelyne Perré, Gérard Sauré, Marie-Laure Jouannon, Gilles Ménard (opposition), Jean-Yves Mercier (opposition).

Commission urbanisme et travaux : Yves Sévin, Chantal Duchemin, Jean-Marc Julienne, Jean-Paul Grosse, Nadine Boudal-Boinet, Véronique Barbier, André Juin (opposition), Dominique Baudry (opposition).

Commission tourisme et communication : Patrick Halard, Patrick Bailbé, Gérard Sauré, Jean-Paul Grosse, Gérard Leroy, Véronique Barbier, André Juin (opposition), Dominique Baudry (opposition).

Commission actions sociales et solidarité : Jocelyne Perré, Gérard Sauré, Monique Lemoine, Annie-Victor Eugène, Pascale Vallée, Élisabeth Raulic, Michel Picot (opposition), Jean-Marie Wojylac (opposition).

Commission jeunesse et sports : Mélika Delauney, Jean-Marc Julienne, Philippe Le Roux, Benoît Defosse, Michel Filippi, Anne-Sophie Gauthier, Michel Picot (opposition), Dominique Baudry (opposition).

Commission vie culturelle : Patrick Bailbé, Patrick Hamard, Monique Lemoine, Anne-Sophie Gauthier, Marcel Guillerot, Élisabeth Raulic, Philippe Le Roux, Fanny Héquet (opposition), Jean-Marie Wojylac (opposition).

Commission développement durable : Marcel Guillerot, Gérard Leroy, Benoît Defosse, Marie-Laure Joannon, Jean-Paul Grosse, Michel Filippi, Michel Picot (opposition), Dominique Baudry (opposition).

Commission d'appels d'offres. Président : Daniel Caruhel ou Chantal Duchemin. Titulaires : Michèle Emery, Mélika Delauney, Gérard Leroy, Yves Sévin, André Juin (opposition). Suppléants : Jean-Marc Julienne, Nadine Boudal-Boinet, Patrick Hamard, Michel Filippi, Gilles Ménard (opposition).

Communauté de communes du Pays granvillais. Daniel Caruhel, Marcel Guillerot, Diider Leguélinel, Jean-Marc Julienne, Patrick Hamard, Gérard Leroy, Jocelyne Perré, Gérard Sauré, Mélika Delauney, Chantal Duchemin, Gilles Ménard (opposition), Dominique Baudry (opposition).

Ouest-France

18.03.2008

Au moins soixante départements bientôt à gauche

Politique

mardi 18 mars 2008

Au moins soixante départements bientôt à gauche



La gauche a pris le contrôle de huit départements. D'autres pourraient suivre en fonction du positionnement de certains élus sans étiquette.

François Hollande, réaliste et prudent, avait annoncé, la semaine dernière, que la gauche enlèverait à la droite « cinq ou six conseils généraux ». Dimanche soir, il est apparu que le PS et ses alliés avaient déjà porté de 51 à 59 le nombre de départements dont ils allaient contrôler les exécutifs.

Le tout sans perdre un seul département, parfois en renforçant sa majorité (c'est le cas dans le Doubs, l'Essonne, l'Oise, la Drô-me...) et même en raflant, à la barbe des communistes, le département de la Seine-Saint-Denis.

Huit départements ont donc basculé à l'issue de ce deuxième tour boudé par les électeurs puisque 44,55 % d'entre eux ne se sont pas déplacés.

La gauche a conquis l'Allier (où la droite, pourtant minoritaire, gardait la présidence du Conseil), l'Ain (où la droite régnait depuis trente-deux ans), la Corrèze, l'Indre-et-Loire, les Deux-Sèvres, le Lot-et-Garonne, la Somme et le Val-d'Oise.

Ces gains témoignent de sa progression constante depuis dix ans. À la veille des cantonales de 1998, la gauche ne contrôlait que vingt-quatre départements ; à l'issue du scrutin, elle en détenait trente-cinq. En 2006, elle en avait conquis six et, en 2004, douze autres, avant de perdre celui de Saint-Pierre-et- Miquelon en 2006.

D'autres gains anticipés

Le « troisième tour » des cantonales pourrait réserver quelques surprises, puisque le résultat est très serré dans plusieurs départements comme l'Aveyron, la Côte-d'Or, la Moselle, la Loire, le Jura, les Pyrénées-Atlantiques, le Rhône ou la Vienne. La gauche pourrait donc améliorer son palmarès au cours de la semaine et au fil des élections des présidents des conseils généraux.

Ainsi le Rhône pourrait réserver des surprises, avec l'incertitude sur le vote de certains élus centristes, classés divers droite.

Dans l'Aveyron, la droite, avec 23 des 46 sièges, va devoir attirer au moins l'un des quatre élus MoDem ou sans étiquette pour conserver la présidence.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, la gauche est théoriquement majoritaire. Mais, parmi les élus de gauche, figurent d'anciens socialistes qui avaient opté soit pour la liste d'Yves Urietta, soutenue par l'UMP, soit pour celle du MoDem de François Bayrou à Pau. Là encore, le 3e tour sera déterminant.

La droite n'a guère plus que ses yeux pour pleurer. Elle pourra toujours se consoler si elle réussit à ravir les Hautes-Alpes jusqu'alors présidées par un divers gauche. Dans ce département où la droite tient désormais quinze sièges et la gauche quatorze, un élu sans étiquette fera la différence.

site OF 

17.03.2008

Granville. Daniel Caruhel l'emporte avec 49,48 %

Granville. Daniel Caruhel l'emporte avec 49,48 %

« Granville un autre regard » remporte son pari de rassemblement avec une équipe gauche-droite.

Daniel Caruhel le sentait, il y croyait vraiment. « Sur le terrain, on sent monter quelque chose », assurait-il à qui voulait bien l'entendre. Son pari de rassembler des hommes et des femmes de gauche comme de droite, autour d'un même projet, a convaincu la majorité des électeurs : 49, 48 % des voix (25 sièges) après les 46 % obtenus au premier tour. Dimanche soir, les applaudissements à la proclamation des résultats ont largement couvert les huées du fond de la salle de Hérel. Ultimes soubresauts d'une âpre campagne électorale, parfois violente dans les propos, presque haineuse dans les derniers jours. Les adversaires de Daniel Caruhel, les listes Granville 2008 à gauche (PS, PC, Verts, Alternative citoyenne) et Granville demain passionnément (divers droite) recueillent respectivement 28, 59 % (5 sièges) et 21, 93 % des suffrages (3 sièges).

Rien n'y aura fait : ni la certitude du socialiste André Juin, quant à l'échec annoncé d'une équipe qui serait tiraillée entre son aile droite et ses composantes de gauche ; ni la dénonciation martelée par Jean-Yves Mercier, le candidat de la droite locale, de la gestion « calamiteuse » de la ville par la municipalité sortante.

Avec l'élection de cette liste atypique, le paysage granvillo-granvillais est bouleversé. Comment classer la cité balnéaire sur l'échiquier politique ? L'année dernière, aux élections législatives et présidentielles, c'était simple : le député UMP Alain Cousin a été réélu et Nicolas Sarkozy est largement arrivé en tête. Les municipales 2008 brouillent le portrait de la « Monaco du Nor d », même si la vie politique locale n'a jamais été vraiment politisée.

Pour le Parti socialiste, il n'y a pas d'ambiguité : l'équipe de l'ancien socialiste Caruhel est de droite. Aux yeux de la droite militante, au contraire, Granville a viré à gauche. Le ralliement des adjoints divers droite de la municipalité sortante, mais surtout le soutien officiel du maire Marc Verdier à Daniel Caruhel, élu en 2001 dans le groupe d'opposition, n'ont fait qu'empirer les choses et attiser les aigreurs. Au final, la gauche locale est déchirée. La droite n'est pas en meilleur état.

Dans quelques jours, sauf rebondissement, Daniel Caruhel succédera à Marc Verdier dans le fauteuil de maire de Granville. Le conseil municipal d'installation aura lieu vendredi prochain, le 21 mars, à 18 h, certainement à la salle de Hérel capable d'accueillir près de 300 personnes. Celle du conseil, en mairie, ne suffirait pas. On s'attend à ce que les Granvillais se déplacent en masse.

Pascal SIMON.

site "Ouest-France"

12.03.2008

Le vote des Granvillais bureau par bureau

Le vote des Granvillais bureau par bureau

Avec 46 % des voix, Daniel Caruhel a pris une sérieuse option pour le second tour.Où le scrutin s'est-il joué ? Passage en revue des bureaux.

Un vote franc et massif. A deux doigts ou presque d'une élection dès le premier tour. Avec 46,04 % des suffrages obtenus lors d'un scrutin qui a mobilisé 65,19 % des électeurs inscrits, Daniel Caruhel peut être légitimement satisfait du résultat de dimanche soir. En 2001, le duel Verdier-Leguélinel n'avait mobilisé « que » 53,98 % des électeurs. Derrière, « Granville 2008 à gauche » récolte 28, 39 % des voix et « Granville demain passionnément » 25, 56 %. « Nos électeurs ne doivent pas se démobiliser », s'est empressé de préciser Daniel Caruhel dès dimanche soir. La mobilisation est pourtant allée au-delà de ses espérances puisque certains bureaux « clés » ont fait basculer le résultat et rapidement mis fin au suspens.

Des surprises

Un signe fort est venu du bureau central de Hérel, plutôt conservateur, qui a mis les trois listes dans un mouchoir de poche (31 % pour Juin, 33 % pour Caruhel, 35 % pour Mercier). « Si on n'arrive pas à faire la différence ici, on est foutu ! » commentait une électrice de droite à la proclamation du premier résultat de la soirée. Même l'archipel Chausey a donné la prime à Caruhel (50 %) face à Mercier (38, 2 %) et Juin (11, 7 %). L'autre sensation est tombée de la Haute-Ville qui n'a laissé que la dernière place au candidat de droite (29 %), derrière André Juin (33,40 %) et Daniel Caruhel (37,53 %). Le score de la liste « Granville à Gauch » e s'y explique certainement par des électeurs à l'écoute de son opposition à l'actuel projet portuaire du conseil général.

Dimanche soir, les résultats de Saint-Nicolas, de l'Agora et de l'école Pierre-et-Marie-Curie étaient les plus attendus. Ces bureaux dits populaires allaient-ils amplifier l'avance acquise par Caruhel dès le début de soirée ? Ces trois bastions totalisent 4 311 électeurs inscrits, soit près de 45 % du corps électoral. Traditionnellement de gauche, c'est sur la liste d'union « Granville un autre regard » que la grosse majorité des bulletins du quartier s'est portée (57 % des suffrages exprimés à Curie). Au détriment d'André Juin et de Jean-Yves Mercier qui ne s'impose dans aucun des trois.

Des réserves de voix ?

Chacun des trois candidats a-t-il encore des réserves de voix ? Daniel Caruhel a certainement déjà fait le plein dans les bureaux traditionnellement à droite. Par contre, il peut espérer grappiller encore des voix dans les bureaux de Saint-Nicolas, l'Agora, Pierre-et-Marie-Curie. Trois bureaux situés dans le quartier où vit Daniel Caruhel : l'homme est ici sur ses terres.

Des terres convoitées aussi par la liste « Granville 2008 à gauche ». André Juin a reconnu lui même dimanche soir qu'il n'y avait pas fait le plein, malgré la sociologie locale. Son point faible ? Ne pas avoir réussi à convaincre les électeurs sur l'opposition au projet portuaire, estime-t-il. L'homme devrait d'ailleurs axer sa campagne d'entre deux-tours sur cette question. Ses scores au Hérel et surtout en Haute-Ville plaident en faveur de cette stratégie. En totalisant 1 676 voix sur l'ensemble des bureaux granvillais, André Juin dispose encore d'une marge de progression pour essayer de toucher l'ensemble des 2 000 électeurs signataires de la pétition portée en 2005 par l'Association pour la promotion des ports de Granville (APPG).

L'équipe de « Granville demain passionnément » ne sera pas en reste. Malgré la déception d'une troisième place avec 25,56 %, Jean-Yves Mercier n'a pourtant pas grand-chose à se reprocher. Notamment dans le quartier Saint-Nicolas où, sachant qu'il n'était pas en terre de prédilection, il a frappé à la porte de plusieurs centaines d'appartements pour pallier son déficit de notoriété et présenter son programme. C'est au Hérel et en Haute-Ville qu'il peut tenter de rattraper son retard en faisant revenir à lui un électorat de droite troublé par le contexte national, mais plus sûrement par la liste « gauche-droite » de Daniel Caruhel, un ex-socialiste soutenu par le maire de droite Marc Verdier.

Pascal SIMON.

( site O.F ) 

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