04.04.2008

Laurent Beauvais élu président de la Région

Basse-Normandie

vendredi 04 avril 2008

Laurent Beauvais élu président de la Région

Stéphane Geufroi
Une émouvante passation de pouvoir hier après-midi entre Philippe Duron (à gauche) et Laurent Beauvais. : Stéphane Geufroi

C'est fait. Laurent Beauvais (PS) est devenu hier le président de la Basse-Normandie. Il a deux ans pour affirmer sa personnalité à la tête de la collectivité.

Sans aucun suspense puisqu'il était le seul candidat, Laurent Beauvais a été élu hier président du conseil régional de Basse-Normandie avec 27 voix sur 27 votants pour 47 conseillers régionaux. Deuxième, puis premier vice-président à la démission de Bernard Cazeneuve, député-maire de Cherbourg, il devient, à 55 ans, le premier président ornais de l'assemblée. Il succède à Philippe Duron, député-maire de Caen, frappé, comme Bernard Cazeneuve, par le cumul des mandats.

La passation des pouvoirs s'est déroulée hier (quatre ans jour pour jour après la prise de fonction de Philippe Duron) avec émotion dans les rangs de la gauche et ironie dans ceux de la droite qui n'a pas pris part au vote. Nicole Ameline (UMP) a critiqué « une cooptation » parlant de « cynisme si ce scénario était écrit dès les élections régionales de 2004 et, de toute façon, de manque de respect aux électeurs ». Prenant acte de cette nouvelle présidence « sous l'oeil aigu de Philippe Duron », Nicole Ameline a invité Laurent Beauvais à « plus d'ouverture, plus de coopérations avec les autres collectivités territoriales ». Le Front national n'a pas pris part, lui non plus, au vote.

Continuité

Avant l'élection, toutes les composantes de la majorité, de Yannick Soubien pour les verts à Jean-Karl Deschamps pour le PS, en passant Alain Tourret pour les Radicaux et Jean Chatelais pour le PC, avaient affirmé leur soutien au « candidat de la continuité ».

Philippe Duron démissionnera le 16 avril prochain. Il devrait être remplacé par le suivant sur la liste, le Calvadosien Vincent Louvet.

L'ancien président est revenu sur les grands dossiers : « Mont-Saint-Michel, décentralisation des ports, transport, ferroviaire... » Sur son élection à Caen : « C'était le levier qui manquait à notre action. La capitale régionale va tirer tous les territoires. » Son successeur ? « Le plus légitime d'entre nous avec une expérience de l'exécutif à Argentan et dix ans de conseil régional. » Philippe Duron a eu droit à une belle standing ovation y compris du balcon bien garni de sympathisants.

Très ému pour sa première déclaration, Laurent Beauvais a affirmé ses trois grandes volontés politiques : « L'innovation et le soutien à l'économie ; les solidarités (éducation, formation, enseignement supérieur...) et le développement durable (éco-citoyenneté). » Partisan de la réunification de la Normandie, il préfère « la pédagogie au passage en force ». Il ne se voit pas comme « un président de transition », mais entend préparer les élections régionales de 2010 « pour les gagner ».

Xavier ORIOT.

Les huit vice-présidents. 1er Jean-Karl Deschamps, Manche ; 2, Alain Tourret, Calvados ; 3, Marie-Jeanne Gobert, Calvados (PC) ; 4e, Yannick Soubien, Orne (Verts) ; 5e, Philippe Bonneau, Calvados (PS) ; 6e, Corinne Féret, Calvados (PS), 7e, Frédérique Heurguier, Manche (PS) et 8e, Denise François, Orne (PS).
 
(site O.F) 

19.03.2008

Laurent Beauvais à la tête de la Région

Laurent Beauvais à la tête de la Région

Le 3 avril, l'élu d'Argentan doit succéder à Philippe Duron. Avec Jean-Karl Deschamps, élu de Saint-Lô comme premier vice-président.

Vous êtes candidat à la présidence du conseil régional. L'aboutissement d'un parcours ?

Tout cela commence par des mandats locaux à Mortrée, puis à Argentan. En fin de semaine, je serai réélu président de la communauté de communes du pays d'Argentan, mandat que je conserverai. À la Région, après six ans dans l'opposition, je suis devenu second vice-président en 2004, après notre victoire. Puis, en juin dernier, premier vice-président, suite à la démission de Bernard Cazeneuve, député-maire de Cherbourg. Maintenant, c'est le départ de Philippe Duron à la mairie de Caen. Voilà comment les choses se font. Sur un plan professionnel, ma carrière s'est déroulée dans l'administration de la recherche à Paris, puis à Caen. Dans les prochains jours, je vais me mettre en disponibilité de mon poste actuel, secrétaire général du Ganil à Caen.

La politique, une passion ?


Je suis un peu tombé dedans quand j'étais petit. Ma famille vouait une passion pour Mendès-France. J'aime agir, construire, mettre en mouvement. Une de mes premières réalisations d'élu fut un centre aéré à Mortrée, il y a 30 ans. La politique n'est pas toute ma vie. J'ai un grand besoin de respirer ailleurs, de courir. Je viens de m'inscrire au 14 km d'Alençon-Médavy. La course se déroulera le surlendemain de l'élection à la présidence de Région ! Avec mes deux filles musiciennes, je me découvre aussi une grande passion pour le jazz.

Dans quel état d'esprit abordez-vous cette succession ?

Nous l'avons bien préparée. Je souhaite une transition aussi rapide et claire que possible. Le travail continue. Le pilote est là, sans changement de trajectoire avec, toutefois, une empreinte personnelle. Je garderai le main sur la recherche et l'innovation.

Quelle sera votre équipe ?

La seule modification concerne Jean-Karl Deschamps, aujourd'hui septième vice-président. Je le proposerai comme premier vice-président, avec le même portefeuille, éducation, enseignement supérieur et développement durable. Le cabinet devrait être dirigé par Bruno Godet, actuellement au service agriculture de la Région.

Un président ornais, un premier vice-président de la Manche, c'est une première pour la Basse-Normandie...

Il ne s'agit en rien d'une revanche de l'Orne et de la Manche vis-à-vis du Calvados. Il s'agit de jouer collectif pour défendre la Basse-Normandie. J'ajoute que nous ne sommes pas là pour gérer une fin de mandat. Notre objectif est bien de gagner les élections régionales de 2010. Les derniers scrutins nous encouragent !

Quels seront les dossiers sur le haut de la pile ?

La grande affaire, c'est le fer. Les routes, c'est derrière nous. Si les trains régionaux ont bien progressé, les grandes lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Granville restent problématiques. Les retards sont insupportables. Je compte m'investir fortement afin que la SNCF entende bien notre volonté. Je souhaite aussi que la Région s'implique davantage sur la protection et l'accompagnement des évolutions des mondes de la pêche et l'agriculture. Sans oublier d'être encore plus présent à Bruxelles.

Recueilli par Jean-Jacques LEROSIER.

site Ouest-France

15.02.2008

Ségolène Royal à Caen le 20 février

Dernière minute Caen

14:46 - jeudi 14 février 2008

Ségolène Royal à Caen le 20 février

Les responsables socialistes du Calvados viennent de l'annoncer ce jeudi:
leur ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, sera dans l'agglomération caennaise le mercredi 20 février.
Elle les rencontrera dans l'après-midi à Mondeville avant d'y tenir meeting en début de soirée.
François Hollande la suivra, quelques jours plus tard, le lundi 25 février: après un passage à Saint-Lô, il participera à un meeting au centre des congrès de Caen.
 
Plus d'informations demain dans Ouest-France
 
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