18.09.2008

Les ateliers théâtre des Embruns font leur rentrée

Les ateliers théâtre des Embruns font leur rentrée

Albane Legris (à gauche), première adjointe en charge des affaires scolaires et culturelles, a rencontré Vincent Reverte (à droite), comédien du Théâtre des Embruns. Albane Legris (à gauche), première adjointe en charge des affaires scolaires et culturelles, a rencontré Vincent Reverte (à droite), comédien du Théâtre des Embruns.

Plus tard. À Donville-les-Bains. Partager le plaisir du théâtre, c'est la ligne directrice du théâtre des Embruns qui entame une nouvelle saison.

Le Théâtre en Partance Les Embruns entame sa dixième année de collaboration avec la Ville de Donville-les-Bains « Grâce à la confiance et à la fidélité que nous témoigne la municipalité, notre maître mot reste le même, assure Vincent Reverte, l'un des comédiens de la troupe : Partager avec le plus grand nombre le plaisir du théâtre, que ce soit à travers nos spectacles professionnels ou dans le cadre de notre mission d'initiation et de formation dans les écoles et nos ateliers ».

Les ateliers de pratique théâtrale reprendront à partir du lundi 22 septembre. Ils sont ouverts aux enfants et aux adolescents qui souhaitent s'initier au théâtre. Ils ont lieu au Centre de loisirs, dans l'enceinte du stade municipal, le lundi de 17 h à 18 h 30 pour les enfants et le samedi de 10 h 30 à 12 h pour les adolescents.

Nouveauté cette année : les élèves seront intégrés à la distribution d'un spectacle professionnel de la troupe, créé autour de la figure du résistant Maurice Marlan. Il sera présenté à la salle des fêtes les 5 et 6 juin 2009.

Autre innovation : cette année, avec les Embruns, l'ouverture d'un cours d'initiation et d'éveil musical (saxophone, flûte traversière, piano), encadrés par Cédric Altadill. Les séances auront lieu le mercredi de 15 h à 16 h 30, au pavillon des permanences derrière la mairie.

Renseignements et inscriptions auprès de Vincent Reverte au 02 33 91 77 02.

Ouest-France

10.04.2008

Manche Nature : « Nous voulons aider les maires »

Marcel Jacquot, secrétaire de l'association Manche Nature
Marcel Jacquot, secrétaire de l'association Manche Nature

Manche Nature : « Nous voulons aider les maires »

Naturalistes procéduriers ? Pas seulement. L'association veut conseiller les élus en amont des projets. Son secrétaire Marcel Jacquot s'explique.

Les dunes de Bréville, la zone conchylicole de Gouville, la route Coutances-Bréhal... Vos batailles juridiques sont nombreuses. Quels sont les autres dossiers en cours dans le Pays granvillais ?

Il y en a plusieurs : les déchets ménagers déversés dans les chemins de Saint-Michel-des-Loups, les terrains de l'ancienne usine Soferti... Nous attaquons également les Plans locaux d'urbanisme de Granville et de Donville-les-Bains.

Sur quelles bases juridiques ?

Parce que les deux équipes municipales ont adopté des documents ne respectant pas la loi Littoral qui impose la préservation des espèces. A Granville, il y a quand même quatre zones de protection environnementales : une zone Ramsar pour les zones humides, une zone internationale communautaire pour les oiseaux (Zico) et deux zones naturelles d'intérêts floristique et faunistique (Znieff) qui partent de la Roche-Gauthier à Jullouville. Nous avons d'ailleurs profité de la grande marée de lundi pour effectuer des prélèvements. En quelques heures, trois scientifiques de Manche nature ont observé et répertorié sur l'estran une soixantaine d'espèces marines.

Attaquerez-vous le projet portuaire du conseil général ?

Pour le moment, nous attaquons le PLU. Manche nature n'a pas encore discuté au sein de son bureau d'une éventuelle action contre le projet portuaire.

Un projet immobilier ou la construction d'une route doivent-ils à chaque fois être remis en cause pour des raisons environnementales ?

Un projet qui tient debout doit respecter les lois votées pour tous les Français. Si les lois étaient respectées, nous n'aurions même pas vocation à exister !

Mais l'économie et l'emploi ne sont-ils pas aussi importants ? Entre sauver la mare d'une colonie de grenouilles et le développement d'une zone d'activités, vous ne doutez pas ?

Non, nous n'aurons pas d'hésitations. La science est là, une espèce fragile est là. Protéger la nature, c'est protéger la biodiversité qui est mise à mal. C'est aussi protéger notre propre espèce.

Vous proposez donc aujourd'hui de venir en aide aux élus pour les accompagner en amont des projets ?

Oui, pour toute collectivité qui le souhaite. Nous sommes en mesure d'informer, de donner gracieusement des conseils juridiques pour résoudre des problèmes de conflits, permettre à l'élu de s'y retrouver dans la réglementation relative à l'environnement en général. C'est une mission qui est d'ailleurs inscrite dans le cahier des charges remis au conseil régional : la Basse-Normandie nous aide à travers une subvention de 33 000 € sur quatre ans, dans le cadre des emplois tremplins. Ainsi, nous salarions en CDI Delphine Chevret, notre juriste. Nous travaillerons avec la direction régionale de l'environnement pour proposer des formations juridiques aux commissaires enquêteurs. Nous adresserons prochainement un courrier au président des maires de la Manche pour l'en informer.

Une collectivité a-t-elle déjà demandé conseil à Manche Nature ?

Oui, la commune de Blainville-sur-Mer qui cherchait à protéger ses dunes de l'érosion. Nous leur avons suggéré des épis en bois pour retenir le sable, plutôt que des enrochements. Ils nous ont écoutés. C'est une première étape qui fait jurisprudence !

Recueilli

par Pascal SIMON.

Ouest-France

09.04.2008

Les dunes de Bréville bientôt Natura 2000

Les dunes de Bréville bientôt Natura 2000

Le Conseil d'État vient de trancher : le site de Bréville-sur-Mer pourra désormais être classé.Manche Nature gagne une nouvelle bataille.

Manche Nature vient d'obtenir gain de cause. Les dunes de Bréville-sur-Mer vont pouvoir être classées Natura 2000. Une grande victoire pour l'association. « Le préfet doit revenir sur sa décision, explique Marcel Jacquot, secrétaire de Manche Nature. C'est tout ce que nous voulions. Maintenant, il va devoir proposer les dunes au réseau européen de sites protégés. »

Une telle décision n'est pas sans enjeux. L'allongement de la piste de l'aérodrome pourrait être remis en cause, ainsi que toute nouvelle construction. « Le PLU de Donville prévoit de construire une route entre Donville et Bréville. Elle passerait entre les dunes et les carrières, or un échange de biodiversité existe entre les deux et nous ne souhaitons pas qu'il soit détruit. »

Dans le prolongement côtier, à Donville, l'institut de thalassothérapie Prévithal envisage de remplacer le bowling. « Nous ne sommes pas contre toute construction, ni contre tout aménagement », précise Marcel Jacquot. Il faudrait d'ailleurs proposer des sentiers touristiques. « Nous n'excluons rien mais il faut que tout se fasse dans les règles. »

Le Conseil d'État leur donne raison

Ce combat dure depuis des années. En 1994, l'association réussissait à stopper l'extension du golf de Bréville dans le massif dunaire. Cinq ans plus tard, c'était au tour du projet immobilier de 64 chalets d'être annulé. « Quand en 2003, le préfet a refusé de donner suite à notre demande d'inclure les dunes dans le classement Natura 2000, nous avons déposé un recours. » En décembre 2005, la Cour d'appel de Nantes leur donne raison. Puis dernièrement, le Conseil d'État.

« Il n'y a pas de raison que le site ne soit pas classé Natura 2000. Il est très riche en biodiversité et il faut protéger ces espaces naturels. » Manche Nature voudrait que le terrain revienne au conservatoire du littoral à Caen et soit géré par le Symel (syndicat mixte des espaces littoraux). « Nous espérons obtenir le label d'ici deux ans. »

Ingrid BRUNSCHWIG.

Ouest-France

27.02.2008

Manche Nature dépose un recours contre le PLU de Donville

Manche Nature dépose un recours contre le PLU de Donville

L'association Manche Nature a déposé un recours contre le plan local d'urbanisme (PLU) de Donville-les-Bains. Raison principale de ce recours : la zone regroupant le bowling et le camping de Donville ne respecterait pas la loi littoral. En attendant le jugement, le PLU de Donville tel que voté en décembre dernier reste en vigueur.

Ce recours pourrait indirectement entraîner un retard dans le projet d'installation de la thalassothérapie Prévithal à Donville. L'établissement, aujourd'hui à Granville, doit déménager pour construire un nouveau bâtiment en bord de mer, précisément sur la zone mise en cause par le recours de Manche Nature. L'adoption du PLU de Donville, qui prévoit l'installation de la thalassothérapie près de la plage de Donville, était une condition essentielle pour que la thalassothérapie Prévithal vienne dans la cité balnéaire.

site "Ouest-France"

19.12.2007

vente du bowling vendredi ...

« Je signe la vente du bowling vendredi »

Prévithal. L'avenir de la thalasso se signe vendredi. La vente des murs du bowling à la communauté de communes sera entérinée après-demain.

« La vente des murs du bowling à la communauté de communes sera signée vendredi, à 9 h 30 à, chez le notaire », indiqué hier Guy Costard, propriétaire et gérant du bowling de Donville-les-Bains depuis 18 ans. La cession du fonds de commerce se fera dans la foulée : les nouveaux gérants du bowling vont débuter leur activité dès le 1er janvier 2008 et rouvrir l'établissement dans la foulée, le temps de prendre en main leur nouvel outil de travail. « Le bowling restera ouvert à l'emplacement actuel, avec la nouvelle direction, jusqu'à la fin de l'année 2008 », précise Guy Costard. Ensuite, l'établissement devrait rejoindre son nouveau site d'implantation. Le terrain pour le moment privilégié est celui de la parcelle cadastrée C 217, rue de l'Entre-Deux Rochers, qui appartenait à la commune de Donville-les-Bains. Sa vente a été consentie lors de l'avant-dernier conseil municipal de Donville. « L'idée serait de construire le bowling côté habitation et le parking privatif de l'autre côté, précise Guy Costard qui rejette les craintes de nuisances avancées lors du dernier conseil. « Mon bowling a été soumis à un contrôle de nuisances sonores par des organismes agréés. S'il y a des problèmes aujourd'hui, c'est sur le parking de la place qui est sur le domaine public. Sur un parking privatif, les propriétaires peuvent prendre leurs propres mesures, précise-t-il. Par ailleurs, dire que de la Fougeraie est une zone à risque, c'est de la provocation et de l'irresponsabilité. Les jeunes de ce quartier font déjà partie de la clientèle du bowling. Leurs parents les ont souvent précédés. Ill ne faut pas oublier non plus que le bowling, c'est cinq emplois, 13 000 € de taxe professionnelle, 6 000 € de taxe foncière et 15 000 € de chiffre d'affaires pour les entreprises locales chargées de l'entretien et des réparations. »
 
site "O.F"