06.04.2008

Les commissions : premier dossier du conseil

Les commissions : premier dossier du conseil

La désignation des élus dans les commissions et les établissements publics a occupé le début du second conseil municipal de Daniel Caruhel.

Premier dossier de ce second conseil municipal du mandat du maire Daniel Caruhel, qui a eu lieu hier soir en présence d'un nombreux public : la désignation des élus qui vont siéger dans les commissions, les établissements publics de coopération communale et les autres organismes.

« Je ne vais pas parler d'ouverture, a précisé Daniel Caruhel,mais nous avons vu dans d'autres communes du département que la majorité ne laissait pas de sièges à l'opposition. Cela nous a paru important de donner des sièges à l'opposition. »

André Juin a réagi notamment au sujet des sièges au conseil d'administration de l'hôpital, tous attribués à la majorité. Les huit élus d'opposition ont d'ailleurs sur l'attribution de ces trois sièges voté contre. « Nous souhaitons apporter notre participation de manière constructive, a noté André Juin. Concernant l'hôpital, je ne comprends pas cette exclusion. »

« Je n'ai pas vu franchement cette volonté d'opposition constructive lors du premier conseil, a répondu le maire. A l'hôpital, nous devons parler d'une seule voix, oublier nos histoires granvillo-granvillaises. » « Je n'ai pas noté de désaccords entre l'opposition et la majorité au sujet de l'hôpital », a rétorqué André Juin. « Nous n'avons pas senti cette volonté d'opposition constructive avant de désigner les membres qui siégeront au conseil d'administration de l'hôpital », tranche Daniel Caruhel.

Les huit commissions permanentes. Commission des finances : Chantal Duchemin, Gérard Leroy, Yves Sévin, Jocelyne Perré, Gérard Sauré, Marie-Laure Jouannon, Gilles Ménard (opposition), Jean-Yves Mercier (opposition).

Commission urbanisme et travaux : Yves Sévin, Chantal Duchemin, Jean-Marc Julienne, Jean-Paul Grosse, Nadine Boudal-Boinet, Véronique Barbier, André Juin (opposition), Dominique Baudry (opposition).

Commission tourisme et communication : Patrick Halard, Patrick Bailbé, Gérard Sauré, Jean-Paul Grosse, Gérard Leroy, Véronique Barbier, André Juin (opposition), Dominique Baudry (opposition).

Commission actions sociales et solidarité : Jocelyne Perré, Gérard Sauré, Monique Lemoine, Annie-Victor Eugène, Pascale Vallée, Élisabeth Raulic, Michel Picot (opposition), Jean-Marie Wojylac (opposition).

Commission jeunesse et sports : Mélika Delauney, Jean-Marc Julienne, Philippe Le Roux, Benoît Defosse, Michel Filippi, Anne-Sophie Gauthier, Michel Picot (opposition), Dominique Baudry (opposition).

Commission vie culturelle : Patrick Bailbé, Patrick Hamard, Monique Lemoine, Anne-Sophie Gauthier, Marcel Guillerot, Élisabeth Raulic, Philippe Le Roux, Fanny Héquet (opposition), Jean-Marie Wojylac (opposition).

Commission développement durable : Marcel Guillerot, Gérard Leroy, Benoît Defosse, Marie-Laure Joannon, Jean-Paul Grosse, Michel Filippi, Michel Picot (opposition), Dominique Baudry (opposition).

Commission d'appels d'offres. Président : Daniel Caruhel ou Chantal Duchemin. Titulaires : Michèle Emery, Mélika Delauney, Gérard Leroy, Yves Sévin, André Juin (opposition). Suppléants : Jean-Marc Julienne, Nadine Boudal-Boinet, Patrick Hamard, Michel Filippi, Gilles Ménard (opposition).

Communauté de communes du Pays granvillais. Daniel Caruhel, Marcel Guillerot, Diider Leguélinel, Jean-Marc Julienne, Patrick Hamard, Gérard Leroy, Jocelyne Perré, Gérard Sauré, Mélika Delauney, Chantal Duchemin, Gilles Ménard (opposition), Dominique Baudry (opposition).

Ouest-France

02.04.2008

nouveau clash au conseil municipal mardi soir

Dernière minute Saint-Lô

09:00 - mercredi 02 avril 2008

Saint-Lô: nouveau clash au conseil municipal mardi soir

Après un conseil d'installation agité le 14 mars dernier à la mairie de Saint-Lô, où François Brière, un membre de la majorité du maire UMP François Digard, avait rejoint les rangs de l'opposition, les élus saint-lois se sont retrouvés hier soir.
Et nouveau coup de théâtre lors de la constitution des commissions.
Le maire François Digard a écarté toute présence de membres de l'opposition pour siéger à la communauté de communes de l'agglomération saint-loise.
Jean-Karl Deschamps, leader socialiste de l'opposition municipale et conseiller communautaire lors de la précédente mandature, a vivement critiqué cette attitude.
Lui et ses colistiers ont quitté le conseil municipal.

21.03.2008

J.-K. Deschamps renforce sa position à la Région


Le départ du président de la Région à la mairie de Caen va entraîner plusieurs changements. À 41 ans, Jean-Karl Deschamps va ainsi accéder au poste de 1er vice-président du conseil régional de Basse-Normandie. Il sera élu le 3 avril prochain. : Archives
 

Interview. Le chef de file de l'opposition saint-loise doit devenir 1er vice-président au conseil régional de Basse-Normandie. Une promotion et un plus pour le Pays saint-lois ?
Jean-Karl Deschamps, vous serez bientôt le 1er vice-président de la Région Basse-Normandie ?

A priori le 3 avril prochain, date de l'assemblée plénière. Il y aura d'abord l'élection du président et ensuite des vice-présidents.

site OF 

La gauche à la tête de 58 conseils généraux

Le Parti socialiste laisse échapper deux départements au bénéfice de l'âge. Il en dirige néanmoins quatorze de plus que la droite.
 
Pas de surprise dans l'élection des présidents de conseils généraux. Huit départements de plus sont désormais dirigés par la gauche. Un seul a basculé de la gauche à la droite : les Hautes-Alpes. La gauche, à la tête de 24 régions sur 26, dirige désormais 58 départements, contre 44 à la droite. Son plus haut niveau sous la Ve République, les départements reflétant jusqu'ici un électorat rural et de droite.


En devenant président de la Corrèze, longtemps dirigée par Jacques Chirac, François Hollande couronne le succès du PS et le sien à l'issue de ce double scrutin, neuf mois après la présidentielle perdue. Le PS place deux de ses dirigeants en vue à la tête de deux départements : Arnaud Montebourg en Saône-et-Loire et Claude Bartolone, lieutenant de Laurent Fabius, en Seine-Saint-Denis, où ce dernier met fin à la suprématie communiste. Le PC trouve dans l'Allier, département de communisme rural, un lot de consolation.

« Faire entendre la voix » des départements

Réélu à la tête des Côtes- d'Armor, Claudy Lebreton, président PS des élus départementaux, a promis de
« durcir le ton » et de « faire entendre la voix » des conseils généraux alors que leur fusion avec les Régions est recommandée par le rapport Attali. Avec 26 % de candidats en moins et une participation de 54 % au second tour, les conseils généraux, premiers acteurs de l'action sociale, pilotes des routes et des transports scolaires, intendants des collèges, peuvent avoir du vague à l'âme.

L'UMP a gardé deux départements au bénéfice de l'âge des candidats à la présidence : Jura et Pyrénées-Atlantiques. Un élu MoDem a sauvé le président Nouveau Centre en Haute-Loire. Les autres départements incertains sont restés à droite. Dans les Vosges, le président du Sénat, Christian Poncelet entame son 10e mandat à près de 80 ans.

site OF 

17.03.2008

Granville. Daniel Caruhel l'emporte avec 49,48 %

Granville. Daniel Caruhel l'emporte avec 49,48 %

« Granville un autre regard » remporte son pari de rassemblement avec une équipe gauche-droite.

Daniel Caruhel le sentait, il y croyait vraiment. « Sur le terrain, on sent monter quelque chose », assurait-il à qui voulait bien l'entendre. Son pari de rassembler des hommes et des femmes de gauche comme de droite, autour d'un même projet, a convaincu la majorité des électeurs : 49, 48 % des voix (25 sièges) après les 46 % obtenus au premier tour. Dimanche soir, les applaudissements à la proclamation des résultats ont largement couvert les huées du fond de la salle de Hérel. Ultimes soubresauts d'une âpre campagne électorale, parfois violente dans les propos, presque haineuse dans les derniers jours. Les adversaires de Daniel Caruhel, les listes Granville 2008 à gauche (PS, PC, Verts, Alternative citoyenne) et Granville demain passionnément (divers droite) recueillent respectivement 28, 59 % (5 sièges) et 21, 93 % des suffrages (3 sièges).

Rien n'y aura fait : ni la certitude du socialiste André Juin, quant à l'échec annoncé d'une équipe qui serait tiraillée entre son aile droite et ses composantes de gauche ; ni la dénonciation martelée par Jean-Yves Mercier, le candidat de la droite locale, de la gestion « calamiteuse » de la ville par la municipalité sortante.

Avec l'élection de cette liste atypique, le paysage granvillo-granvillais est bouleversé. Comment classer la cité balnéaire sur l'échiquier politique ? L'année dernière, aux élections législatives et présidentielles, c'était simple : le député UMP Alain Cousin a été réélu et Nicolas Sarkozy est largement arrivé en tête. Les municipales 2008 brouillent le portrait de la « Monaco du Nor d », même si la vie politique locale n'a jamais été vraiment politisée.

Pour le Parti socialiste, il n'y a pas d'ambiguité : l'équipe de l'ancien socialiste Caruhel est de droite. Aux yeux de la droite militante, au contraire, Granville a viré à gauche. Le ralliement des adjoints divers droite de la municipalité sortante, mais surtout le soutien officiel du maire Marc Verdier à Daniel Caruhel, élu en 2001 dans le groupe d'opposition, n'ont fait qu'empirer les choses et attiser les aigreurs. Au final, la gauche locale est déchirée. La droite n'est pas en meilleur état.

Dans quelques jours, sauf rebondissement, Daniel Caruhel succédera à Marc Verdier dans le fauteuil de maire de Granville. Le conseil municipal d'installation aura lieu vendredi prochain, le 21 mars, à 18 h, certainement à la salle de Hérel capable d'accueillir près de 300 personnes. Celle du conseil, en mairie, ne suffirait pas. On s'attend à ce que les Granvillais se déplacent en masse.

Pascal SIMON.

site "Ouest-France"

La majorité perd Saint-Lô-est et Cherbourg nord-ouest

La majorité perd Saint-Lô-est et Cherbourg nord-ouest

Au second tour, deux cantons ont basculé à gauche. Le conseil général reste cependant à droite, renforcé par l'élection de l'ancien ministre UMP Philippe Bas.

Quelques jours après la tempête qui a frappé la Manche, une vague rose a touché le conseil général. Pas de quoi renverser la majorité, bien ancrée à droite. Malgré tout, plus qu'aux municipales, les cantonales permettent aux socialistes d'afficher un large sourire.

Dimanche dernier, Gérard Dieudonné avait ouvert la voie à La Haye-Pesnel. Hier soir, au second tour, le PS a récupéré deux sièges : celui de Cherbourg nord-ouest, qui échappe pour la première fois à la droite, et revient à Jean-Michel Houllegatte, « fier de rejoindre le pack d'avants des conseillers de l'agglomération » ; celui de Saint-Lô-est, aisément remporté par Christine Le Coz, qui avait loupé de peu son élection aux partielles de décembre dernier.

La majorité départementale reprend cependant un canton, celui de Granville. Elle profite de la vacance laissée par l'ancien socialiste Daniel Caruhel, qui a préféré se concentrer (avec succès) sur les municipales. La division de la gauche dans ce secteur a facilité l'élection du centriste Jean-Marc Julienne.

Philippe Bas fait son trou à Saint-Pois

Dans le Sud-Manche, un canton était observé à la loupe depuis l'Hôtel du département : à Saint-Pois, Philippe Bas a remporté son duel (52,7 %) face au candidat sans étiquette Denis Lepage. L'ancien ministre UMP, après sa défaite aux législatives de juin dernier, peut envisager son avenir politique dans la Manche, et pourquoi pas, succéder au président Jean-François Le Grand d'ici 2 ans.

Non loin de là, à Avranches, Jean Andro (sans étiquette) a confirmé son élection aux partielles d'octobre dernier, face au socialiste Thierry Pennec, qui avait tout misé sur ce scrutin, refusant de mener une liste de gauche pour la mairie. Comme dans de nombreuses villes où les municipales étaient jouées dès le 1er tour, ces cantonales ont très peu mobilisé (50,07 %).

Le Modem comptera un seul élu : le conseiller sortant Olivier Beck a remporté (49,95 %) la triangulaire qui l'opposait à un candidat communiste, et surtout au Divers droite, Sylvain Le Breton. Plus d'un, au sein de la majorité départementale, aurait vu sa victoire d'un bon oeil.

Un nouveau scrutin, plus dur que ces deux tours, attend jeudi les conseillers généraux : l'élection du président, et surtout des vice-présidents. En coulisse, la campagne a déjà recommencé.

Guillaume BALLARD.

La répartition des sièges au conseil général : UMP 12 sièges (16 avant ces élections), PS 11 (9), sans étiquette 13 (9), Divers droite 11 (13), Divers gauche 4 (4), Modem 1 (1).

site "Ouest-France"

15.03.2008

Saint-Lô : à peine élue, la majorité se déchire !

Dimanche soir lors de la proclamation des résultats, la belle union de l'équipe de François Digard était encore d'actualité. Au centre, on aperçoit François Digard, à sa gauche Ugo Paris et, derrière, François Brière. : Archive
Dimanche soir lors de la proclamation des résultats, la belle union de l'équipe de François Digard était encore d'actualité. Au centre, on aperçoit François Digard, à sa gauche Ugo Paris et, derrière, François Brière. : Archive François Brière, numéro 3 sur la liste du maire François Digard, devrait affronter son chef de file cet après-midi et briguer le fauteuil de maire de Saint-Lô.
La réunion d'installation du conseil municipal de Saint-Lô, ce samedi après-midi, sera peut-être finalement beaucoup plus agitée que prévu. Réélu au premier tour des municipales dimanche dernier, le maire sortant François Digard sera bien sûr candidat à sa succession. Mais coup de tonnerre lancé vendredi par son numéro 3 sur la liste, François Brière sera également candidat au poste de premier magistrat.

Le jeune et turbulent François Brière, maire-adjoint à l'animation et à l'expression culturelle du mandat précédent et conseiller général de Saint-Lô-ouest, dit avoir été « trahi » par François Digard.

Il évoque une discussion entre les deux hommes « à l'automne dernier lorsque François Digard a commencé à travailler sur sa liste pour ces municipales ». François Brière aurait alors accepté de le rejoindre en échange du poste « de 1er adjoint en cas de réélection. La parole m'avait été donnée ».

« Ugo Paris n'a aucune légitimité »

Mais cette semaine, alors même que François Digard constituait sa future équipe, il a annoncé à François Brière son intention de le nommer second adjoint, chargé de l'enseignement supérieur, de l'animation et de la jeunesse. « Il m'a dit qu'il n'avait rien promis. Mais lorsque l'on pose une condition et que la personne ne la refuse pas, qu'est-ce que cela veut dire ? Le poste de 1eradjoint revient en fait à Ugo Paris, son ancien directeur de cabinet, son secrétaire particulier, qui aura ce samedi six jours d'expérience d'élu ! Il n'a aucune légitimité pour occuper cette fonction politique. » Selon nos informations, le futur premier adjoint Ugo Paris aurait en charge la culture, la mémoire et la communication.

« Je siégeraidans l'opposition »

Les mots de François Brière sont durs (lire ci-dessous) à l'encontre de François Digard. Mais la vie des familles politiques n'a souvent rien de tendre. Au printemps 2007, alors même que l'UMP avait investi Philippe Gosselin pour les élections législatives, François Brière, membre de ce parti, avait malgré tout décidé de maintenir sa candidature. Et il avait alors dénoncé pour justifier ce contre-pied fait à Philippe Gosselin « les principes de désignation des partis ». Le président départemental de l'UMP d'alors, qui n'était autre que François Digard, avait ravalé sa salive face à l'attitude de son adjoint. Il s'est peut-être bel et bien brûlé les ailes.

Pour autant, François Brière estime qu'il a aujourd'hui « un poids politique dans la cité. Si je n'étais pas venu sur la liste de François Digard, il ne serait peut-être pas réélu aujourd'hui ». Pas question donc pour lui de se taire. Quitte à perturber peut-être le déroulement ce dimanche du second tour des élections cantonales à Saint-Lô-est. Est-ce qu'un accroc comme celui-là peut influencer le choix des Saint-Lois ? Nul doute que si Claude Ginard n'était pas réélu dimanche soir, des regards amers se tourneraient sûrement vers François Brière.

En attendant, cet après-midi, François Brière a prévu de se présenter pour l'élection du maire, face à François Digard. « Cela me permettra d'avoir une tribune face au conseil et de faire réfléchir les autres conseillers. Je ne serai pas élu. Mais je serai ensuite dans l'opposition. Pas avec la gauche, mais seul dans mon groupe s'il le faut. »

François Digard et Ugo Paris, que nous avons tenté de joindre hier vendredi, ne nous ont pas rappelés pour commenter cette crise. Les réponses viendront sûrement cet après-midi dès 17 h lorsque les 35 élus saint-lois se retrouveront pour l'installation de ce conseil. Une réunion qui prendra des airs de conseil de... famille, et en public !

Christian LEROSIER.

Ouest-France


12.03.2008

13 cantons en lice : la campagne est ouverte



13 cantons en lice : la campagne est ouverte

Les candidats avaient jusqu'à 16 h, hier mardi, pour déposer leurs engagements en préfecture. Trente se sont pliés à l'exercice. Tour d'horizon.

La campagne pour le second tour des élections cantonales est officiellement lancée dans les treize cantons restant en lice dans le département. Dans les treize autres, les conseillers généraux ont été élus dès le premier tour dimanche dernier.

Là où un deuxième round est proposé aux électeurs, les candidats avaient donc jusqu'à 16 h ce mardi pour déposer leur dossier en préfecture. Et la liste définitive des candidats laisse apparaître quelques surprises.

Certains candidats potentiels, ayant enregistré dimanche dernier un score leur permettant de s'engager à nouveau pour ce second tour, ont finalement préféré jeter l'éponge plutôt que de s'engager dans une triangulaire ou même une quadrangulaire (lire ci-dessous). C'est le cas notamment à Saint-Pois, Quettehou, Mortain... ou bien encore à Canisy où l'un de ceux qui aurait pu être candidat à oublier la date butoir pour déposer sa candidature.

Cherbourg nord-ouest. Duel gauche-droite où Jean-Michel Houlgatte (PS) affrontera le sortant Jean Lemière (UMP).

Les Pieux. Duel gauche-droite avec le conseiller général sortant François Rousseau (Divers gauche) face à Olivier Bernard (Divers droite).

Montebourg. Triangulaire au programme avec Jean-Marc Joly (Les Verts), la conseillère générale sortante Rolande Brécy (Divers droite) et Denis Coëpel (UMP).

Quettehou. Triangulaire opposant : Daniel Dubost (PS), Jean Lepetit (sans étiquette) et Éric Fouace (Nouveau centre).

Canisy. Duel entre Henri-Paul Tressel (sans étiquette) et Etienne Viard (sans étiquette).

Saint-Clair-sur-Elle. Duel opposant Jean-Claude Braud (sans étiquette) au conseiller général sortant Denis Lesage.

Saint-Lô-est. Duel entre Christine Le Coz (PS) et le conseiller général sortant Claude Ginard (sans étiquette).

Montmartin-sur-Mer. Triangulaire au programme entre le sortant Olivier Beck (Modem), Daniel Roquet (PCF) et Sylvain Le Breton (Divers droite).

Sartilly. Duel entre Claude Fourré (sans étiquette) et le conseiller général sortant Jacques Thouvenot (Divers droite).

Saint-Pois. Duel entre Denis Lepage (sans étiquette) et Philippe Bas (UMP).

Mortain. Duel entre Serge Deslandes (sans étiquette) et Jean-Yves Lemardeley (sans étiquette).

Granville. Triangulaire opposant Jean-Marc Julienne (sans étiquette), Anne-Marie Berlemont (UMP) et François Heurguier (PS).

Avranches. Duel entre le conseiller général sortant Jean Andro (sans étiquette) et Thierry Pennec (PS).

site "Ouest-France"

Le vote des Granvillais bureau par bureau

Le vote des Granvillais bureau par bureau

Avec 46 % des voix, Daniel Caruhel a pris une sérieuse option pour le second tour.Où le scrutin s'est-il joué ? Passage en revue des bureaux.

Un vote franc et massif. A deux doigts ou presque d'une élection dès le premier tour. Avec 46,04 % des suffrages obtenus lors d'un scrutin qui a mobilisé 65,19 % des électeurs inscrits, Daniel Caruhel peut être légitimement satisfait du résultat de dimanche soir. En 2001, le duel Verdier-Leguélinel n'avait mobilisé « que » 53,98 % des électeurs. Derrière, « Granville 2008 à gauche » récolte 28, 39 % des voix et « Granville demain passionnément » 25, 56 %. « Nos électeurs ne doivent pas se démobiliser », s'est empressé de préciser Daniel Caruhel dès dimanche soir. La mobilisation est pourtant allée au-delà de ses espérances puisque certains bureaux « clés » ont fait basculer le résultat et rapidement mis fin au suspens.

Des surprises

Un signe fort est venu du bureau central de Hérel, plutôt conservateur, qui a mis les trois listes dans un mouchoir de poche (31 % pour Juin, 33 % pour Caruhel, 35 % pour Mercier). « Si on n'arrive pas à faire la différence ici, on est foutu ! » commentait une électrice de droite à la proclamation du premier résultat de la soirée. Même l'archipel Chausey a donné la prime à Caruhel (50 %) face à Mercier (38, 2 %) et Juin (11, 7 %). L'autre sensation est tombée de la Haute-Ville qui n'a laissé que la dernière place au candidat de droite (29 %), derrière André Juin (33,40 %) et Daniel Caruhel (37,53 %). Le score de la liste « Granville à Gauch » e s'y explique certainement par des électeurs à l'écoute de son opposition à l'actuel projet portuaire du conseil général.

Dimanche soir, les résultats de Saint-Nicolas, de l'Agora et de l'école Pierre-et-Marie-Curie étaient les plus attendus. Ces bureaux dits populaires allaient-ils amplifier l'avance acquise par Caruhel dès le début de soirée ? Ces trois bastions totalisent 4 311 électeurs inscrits, soit près de 45 % du corps électoral. Traditionnellement de gauche, c'est sur la liste d'union « Granville un autre regard » que la grosse majorité des bulletins du quartier s'est portée (57 % des suffrages exprimés à Curie). Au détriment d'André Juin et de Jean-Yves Mercier qui ne s'impose dans aucun des trois.

Des réserves de voix ?

Chacun des trois candidats a-t-il encore des réserves de voix ? Daniel Caruhel a certainement déjà fait le plein dans les bureaux traditionnellement à droite. Par contre, il peut espérer grappiller encore des voix dans les bureaux de Saint-Nicolas, l'Agora, Pierre-et-Marie-Curie. Trois bureaux situés dans le quartier où vit Daniel Caruhel : l'homme est ici sur ses terres.

Des terres convoitées aussi par la liste « Granville 2008 à gauche ». André Juin a reconnu lui même dimanche soir qu'il n'y avait pas fait le plein, malgré la sociologie locale. Son point faible ? Ne pas avoir réussi à convaincre les électeurs sur l'opposition au projet portuaire, estime-t-il. L'homme devrait d'ailleurs axer sa campagne d'entre deux-tours sur cette question. Ses scores au Hérel et surtout en Haute-Ville plaident en faveur de cette stratégie. En totalisant 1 676 voix sur l'ensemble des bureaux granvillais, André Juin dispose encore d'une marge de progression pour essayer de toucher l'ensemble des 2 000 électeurs signataires de la pétition portée en 2005 par l'Association pour la promotion des ports de Granville (APPG).

L'équipe de « Granville demain passionnément » ne sera pas en reste. Malgré la déception d'une troisième place avec 25,56 %, Jean-Yves Mercier n'a pourtant pas grand-chose à se reprocher. Notamment dans le quartier Saint-Nicolas où, sachant qu'il n'était pas en terre de prédilection, il a frappé à la porte de plusieurs centaines d'appartements pour pallier son déficit de notoriété et présenter son programme. C'est au Hérel et en Haute-Ville qu'il peut tenter de rattraper son retard en faisant revenir à lui un électorat de droite troublé par le contexte national, mais plus sûrement par la liste « gauche-droite » de Daniel Caruhel, un ex-socialiste soutenu par le maire de droite Marc Verdier.

Pascal SIMON.

( site O.F ) 

07.03.2008

Le projet de port fait des vagues sur internet

 

Le projet de port fait des vagues sur internet


sur Maville.com.

Le port est le dossier « angulaire » des programmes aux municipales. Depuis mercredi, les réactions sont vives sur notre forum. Florilège.
Une fois le débat public achevé, la passion devait s'essouffler ? Pas vraiment. Celui qui se serait risqué à ce commentaire il y a un an aurait fait fausse route. Le projet de développement portuaire de Granville n'est jamais vraiment sorti des feux de l'actualité. Au contraire, il est certainement aujourd'hui le dossier majeur de la campagne électorale. Sur le forum accessible sur le site internet granville.maville.com, les réactions sont d'ailleurs très nombreuses depuis la publication de notre dossier (lire notre édition du mercredi 5 mars).


En une journée, pas moins de trois pages ont déjà été mises en ligne.

Que l'on soit en total accord avec l'étude et le projet portés par le conseil général, pour une proposition « alternative », notamment celle défendue par l'association pour la promotion des ports de Granville (APPG), ou totalement contre, le port pèsera lourd dans les urnes dès le premier tour. C'est l'avis de Jacques, un Granvillais. « Ce projet d'extension est un enjeu important pour l'avenir de la région car on ne peut tout faire au nom du sacro-saint développement économique. Le bulletin de vote de dimanche peut être déterminant pour l'avenir de ce projet. Mon choix est déjà fait », commente cet internaute-électeur. Un point de vue loin d'être partagé par Jean-Philippe, qui vit entre la cité portuaire et la capitale. « Granville doit se dynamiser avec un port répondant aux attentes du tourisme de bonne qualité. Les propriétaires de bateau font travailler bon nombre de personnes à Granville, estime-t-il. C'est une activité qui a besoin d'investissement pour se développer. Ne faites pas de Granville un musée. »

Contribuables électeurs


Certains internautes n'oublie pas de rappeler le coût du projet défendu voté par le conseil général de la Manche : 117 millions d'euros que le Département s'est engagé l'année à prendre principalement à sa charge. Un argument que la Granvillaise Marie-Renée balaie littéralement. « Je m'élève absolument contre le projet du conseil général dont le budget démentiel va se ressentir sur la feuille d'impôts des Granvillais, y compris de ceux qui ne sont pas concernés par le port de plaisance. »

Thomas, un Parisien, « supplie » de ne pas oublier les jeunes. « Être contre l'extension du port c'est exactement comme si Courchevel était contre le ski... », déclare-t-il, non sans humour. Jean-Paul, un autre Granvillais, ne l'entend pas de cette oreille. « Nos édiles départementaux ne rêvent que de 'tourisme'. Ce n'est pas la vie active, estime-t-il. Il faut aussi respecter l'environnement et ne pas construire de façon irréversible sur une zone protégée : la pointe du roc. » Pourtant, Andy, un Granvillais, revient à la charge. « Que cela plaise ou non, l'avenir de Granville, de part sa situation géographique, c'est le tourisme [...] Prenons exemple sur Honfleur ou Saint-Malo qui ont su développer un port dans la ville et des liaisons maritimes avec un port en eau ! »

Le dépouillement des bulletins de vote lors du premier tour des municipales donnera peut-être l'avantage à l'un ou l'autre camp.

Rendez-vous dimanche soir...


site "Ouest-France"

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