04.04.2008
Laurent Beauvais élu président de la Région
Basse-Normandie
vendredi 04 avril 2008
Laurent Beauvais élu président de la Région

Une émouvante passation de pouvoir hier après-midi entre Philippe Duron (à gauche) et Laurent Beauvais. : Stéphane Geufroi
C'est fait. Laurent Beauvais (PS) est devenu hier le président de la Basse-Normandie. Il a deux ans pour affirmer sa personnalité à la tête de la collectivité.
La passation des pouvoirs s'est déroulée hier (quatre ans jour pour jour après la prise de fonction de Philippe Duron) avec émotion dans les rangs de la gauche et ironie dans ceux de la droite qui n'a pas pris part au vote. Nicole Ameline (UMP) a critiqué « une cooptation » parlant de « cynisme si ce scénario était écrit dès les élections régionales de 2004 et, de toute façon, de manque de respect aux électeurs ». Prenant acte de cette nouvelle présidence « sous l'oeil aigu de Philippe Duron », Nicole Ameline a invité Laurent Beauvais à « plus d'ouverture, plus de coopérations avec les autres collectivités territoriales ». Le Front national n'a pas pris part, lui non plus, au vote.
Continuité
Avant l'élection, toutes les composantes de la majorité, de Yannick Soubien pour les verts à Jean-Karl Deschamps pour le PS, en passant Alain Tourret pour les Radicaux et Jean Chatelais pour le PC, avaient affirmé leur soutien au « candidat de la continuité ».
Philippe Duron démissionnera le 16 avril prochain. Il devrait être remplacé par le suivant sur la liste, le Calvadosien Vincent Louvet.
L'ancien président est revenu sur les grands dossiers : « Mont-Saint-Michel, décentralisation des ports, transport, ferroviaire... » Sur son élection à Caen : « C'était le levier qui manquait à notre action. La capitale régionale va tirer tous les territoires. » Son successeur ? « Le plus légitime d'entre nous avec une expérience de l'exécutif à Argentan et dix ans de conseil régional. » Philippe Duron a eu droit à une belle standing ovation y compris du balcon bien garni de sympathisants.
Très ému pour sa première déclaration, Laurent Beauvais a affirmé ses trois grandes volontés politiques : « L'innovation et le soutien à l'économie ; les solidarités (éducation, formation, enseignement supérieur...) et le développement durable (éco-citoyenneté). » Partisan de la réunification de la Normandie, il préfère « la pédagogie au passage en force ». Il ne se voit pas comme « un président de transition », mais entend préparer les élections régionales de 2010 « pour les gagner ».
Xavier ORIOT.
Les huit vice-présidents. 1er Jean-Karl Deschamps, Manche ; 2, Alain Tourret, Calvados ; 3, Marie-Jeanne Gobert, Calvados (PC) ; 4e, Yannick Soubien, Orne (Verts) ; 5e, Philippe Bonneau, Calvados (PS) ; 6e, Corinne Féret, Calvados (PS), 7e, Frédérique Heurguier, Manche (PS) et 8e, Denise François, Orne (PS).
08:43 Publié dans actualités locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : région, caen, saint lo, basse normandie
19.03.2008
Laurent Beauvais à la tête de la Région

Laurent Beauvais, 55 ans, PS, doit succéder à Philippe Duron à la tête du conseil régional. : Jean-Yves Desfoux
Laurent Beauvais à la tête de la Région
Le 3 avril, l'élu d'Argentan doit succéder à Philippe Duron. Avec Jean-Karl Deschamps, élu de Saint-Lô comme premier vice-président.
Tout cela commence par des mandats locaux à Mortrée, puis à Argentan. En fin de semaine, je serai réélu président de la communauté de communes du pays d'Argentan, mandat que je conserverai. À la Région, après six ans dans l'opposition, je suis devenu second vice-président en 2004, après notre victoire. Puis, en juin dernier, premier vice-président, suite à la démission de Bernard Cazeneuve, député-maire de Cherbourg. Maintenant, c'est le départ de Philippe Duron à la mairie de Caen. Voilà comment les choses se font. Sur un plan professionnel, ma carrière s'est déroulée dans l'administration de la recherche à Paris, puis à Caen. Dans les prochains jours, je vais me mettre en disponibilité de mon poste actuel, secrétaire général du Ganil à Caen.
La politique, une passion ?
Je suis un peu tombé dedans quand j'étais petit. Ma famille vouait une passion pour Mendès-France. J'aime agir, construire, mettre en mouvement. Une de mes premières réalisations d'élu fut un centre aéré à Mortrée, il y a 30 ans. La politique n'est pas toute ma vie. J'ai un grand besoin de respirer ailleurs, de courir. Je viens de m'inscrire au 14 km d'Alençon-Médavy. La course se déroulera le surlendemain de l'élection à la présidence de Région ! Avec mes deux filles musiciennes, je me découvre aussi une grande passion pour le jazz.
Dans quel état d'esprit abordez-vous cette succession ?
Nous l'avons bien préparée. Je souhaite une transition aussi rapide et claire que possible. Le travail continue. Le pilote est là, sans changement de trajectoire avec, toutefois, une empreinte personnelle. Je garderai le main sur la recherche et l'innovation.
Quelle sera votre équipe ?
La seule modification concerne Jean-Karl Deschamps, aujourd'hui septième vice-président. Je le proposerai comme premier vice-président, avec le même portefeuille, éducation, enseignement supérieur et développement durable. Le cabinet devrait être dirigé par Bruno Godet, actuellement au service agriculture de la Région.
Un président ornais, un premier vice-président de la Manche, c'est une première pour la Basse-Normandie...
Il ne s'agit en rien d'une revanche de l'Orne et de la Manche vis-à-vis du Calvados. Il s'agit de jouer collectif pour défendre la Basse-Normandie. J'ajoute que nous ne sommes pas là pour gérer une fin de mandat. Notre objectif est bien de gagner les élections régionales de 2010. Les derniers scrutins nous encouragent !
Quels seront les dossiers sur le haut de la pile ?
La grande affaire, c'est le fer. Les routes, c'est derrière nous. Si les trains régionaux ont bien progressé, les grandes lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Granville restent problématiques. Les retards sont insupportables. Je compte m'investir fortement afin que la SNCF entende bien notre volonté. Je souhaite aussi que la Région s'implique davantage sur la protection et l'accompagnement des évolutions des mondes de la pêche et l'agriculture. Sans oublier d'être encore plus présent à Bruxelles.
Recueilli par Jean-Jacques LEROSIER.
09:23 Publié dans régionales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections, régionales, caen, saint lo, alençon
04.03.2008
Saint-Lô-est : la campagne cachée derrière la ville
Saint-Lô-est : la campagne cachée derrière la ville
Carnet de campagne. On vote dimanche dans ce canton à cheval entre la ville et la campagne. Là où finalement l'identité cantonale passe au second plan.
Les forces. Les forces économiques sont incontestablement saint-loises. C'est en effet sur le territoire de la ville que se concentrent les principales zones d'activités (Delta, la Capelle, Neptune...). Des zones où les places sont d'ailleurs devenues très chères, faute de place. Il ne reste plus guère que les grands ateliers d'Euromoteurs, libres depuis le dépôt de bilan de la société l'an dernier, capables d'accueillir de nouvelles activités. La requalification du site est d'ailleurs en cours. À noter aussi que dans l'ancien site de CEV-Sotway, une pépinière d'entreprises de haute-technologie est envisagée. Les quatre communes rurales font, elles, de leurs qualités en terme d'habitat, de cadre de vie et d'environnement, d'autres forces. Ainsi, dans toutes ces communes, le contrat d'agglomération a initié d'importantes opérations de « coeur de bourg ». Plus de 1,2 million d'euros a été injecté dans différents aménagements ces dernières années (parkings, rénovation des bourgs). La dernière phase se déroule en ce moment encore à La Barre de Semilly avec l'aménagement de la départementale entre Saint-Lô et Saint-Jean-des-Baisants. Toutes ont également vu ces dernières années l'arrivée de constructions de pavillons en grand nombre.
Les faiblesses. Victime de son nom, de sa situation, de sa démographie, de sa jeunesse, le canton de Saint-Lô-est, on le disait ci-dessus, manque d'identité et de visibilité. C'est ce qui en fait sans nul doute sa principale faiblesse aujourd'hui. Autre point plus négatif cette fois pour les petites communes, elles manquent pour beaucoup de commerces pour renforcer leur position. Mais là-encore, la proximité de la ville et de ses services incite peu leur développement. Le risque, devenir des communes dortoirs.
Les perspectives. Améliorer les liaisons entre les communes et la ville de ce canton. Les différentes opérations de rénovations des bourgs y ont contribué. Au moins pour les liaisons automobiles. La communauté de communes de l'agglomération saint-loise, à laquelle appartient le canton, mise aussi sur le développement des liaisons pour les deux roues. Ainsi, trois nouvelles pistes cyclables, à la Barre de Semilly, à Baudre, et à Saint-Lô sont prévues pour un total de 150 000 €. À Baudre, la construction de logements va encore bon train. Et enfin à Saint-Lô, l'opération de rénovation urbaine du quartier du Val Saint-Jean est en route. 223 logements doivent être déconstruits et 80 reconstruits sur site avec un grand square d'un hectare. Environ 700 logements dans ce quartier doivent aussi être réhabilités. Enfin, impossible de ne pas évoquer le projet Agglo 21. Cette « nouvelle zone d'emplois », comme le résume François Digard, président de la CCASL, est à l'étude au sud de ce canton.
Les résultats de mars 2001. Il y a sept ans, quatre candidats étaient en lice au premier tour. 61,23 % des inscrits se sont déplacés pour voter. Michel Lelandais (UDF) avait obtenu 49,12 % des suffrages, Michel Levilly (PS) 40,31 %, Gilbert Boudin (PCF) 5,87 % et Francis Moulin (FN) 4,69 %. Au second tour, 47,63 % des électeurs se sont déplacés pour voter. L'UDF Michel Lelandais l'avait emporté avec 59,64 %. Michel Levilly terminait avec 40,36 % des suffrages. Des élections cantonales partielles ont été organisées en décembre dernier pour remplacer Michel Lelandais, décédé quelques semaines plus tôt. Claude Ginard (sans étiquette) avait alors été élu.
Les candidats déclarés. Jean-Claude Marivin (Modem), 44 ans, personnel de direction dans un lycée saint-lois. Christine Le Coz (PS), 42 ans, cadre de santé. Claude Ginard (sans étiquette), 68 ans, retraité. Françoise Vindard (Lutte ouvrière), 50 ans, employée municipale.
Christian LEROSIER.
08:56 Publié dans cantonales2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantonales, 2008, saint lo
15.02.2008
Ségolène Royal à Caen le 20 février
Dernière minute Caen
14:46 - jeudi 14 février 2008
Ségolène Royal à Caen le 20 février

09:15 Publié dans actualités politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SEGOLENE, ville, municipales, 2008, Hollande, Caen, Saint Lo



